gaumont

Oyez oyez : des places de ciné pour Philibert vous pouvez gagner !

Envie de voir ce que peut donner cette aventure de cape et d’épée sauce OSS 117 ? Très simple !

En deux coups d’escarmouches, voici comment faire :

1- Amuse toi à tester le messager afin de découvrir ce que pouvait être la messagerie avant l’invention du courriel (tu peux te l’envoyer à toi-même si tu as envie, ou à l’un de tes ami(e)s c’est encore plus amusant) ;

2- Poste un commentaire juste là en-dessous en nous racontant ce que « cape et d’épée » t’inspire sur le moment (donne libre cours à ton imagination).

On tirera au sort les gagnants qui recevront leurs places par pigeon voyageur la Poste fissa fissa.

Cinéma : Faites Bande à Part avec Godard

Oui, Stan&Dam peuvent faire dans la culture intello et dans le cinéma exigeant d’auteur genre Nouvelle Vague. Ca tombe bien, c’est de cela qu’il s’agit, et de son icône encore vivante (RIP Chabrol) : le franco-suisse Jean-Luc Godard.

Je vais être honnête : je suis cinéphile, mais je n’avais jamais eu le courage temps de regarder un Godard en entier. Une sorte d’a-priori mêlé de baillements entre deux images en noir et blanc, voilà ce qu’était mon ressenti.

Donc, lorsque Pingoo m’a proposé de venir voir « Bande à Part » chez Gaumont (merci encore à eux de bien vouloir m’inviter alors qu’ils savent bien que je ne viens que pour le buffet) à l’occasion de la sortie du coffret Collector Godard (voir plus bas dans cette note), je me suis dis « allez, pourquoi pas, ça serait l’occasion, en plus il n’y a rien à la télé actuellement ».

Alors, comment vous dire… Visionner un film restauré en noir et blanc dans une salle de projection privée, pour un gamin du Net nourri au blu-ray comme moi ça donne ce que j’appelle un « effet De Lorean » des plus saisissant : on remonte le temps aux confins de Paris d’après guerre, de sa banlieue ouvrière, de ses petites frappes (c’est le fil conducteur de l’intrigue, sur fond de drague de l’héroïne du film), on redécouvre des acteurs (Brasseur, Frey), on déguste le moindre trait de la sublime Anna Karina…

Bref, on se prend une claque dans le beignet.

« Bande à Part » (dont le titre à inspiré le nom de la boite de prod’ de Quentin Tarantino) est un « petit » Godard, filmé rapidement en son direct (ça craque, ça vrille les tympans, c’est presque sale par moments) par amour pour Anna Karina, sa femme. Ce qui ne les empêchera pas de divorcer en 1968. Au final, l’intrigue est assez banale. On s’en fiche, c’est l’interaction de ces pieds-nickelés entre-eux qui prime, qui donne envie de savoir comment tout cela va finir (tragiquement il va sans dire).

L’extrait culte (que j’ai piqué à Pingoo, que j’en sois châtié) du film, une danse à trois dans un café de la banlieue parisienne avec une Anna Karina au rythme parfait (Brasseur est plus raide).

[youtube NDHPTvADJ9s]

PS : à ce propos, c’est peut-être un peu tard mais si jamais vous cherchez une idée cadeau pour Noël, comme il vous reste encore la journée pour faire les courses, je vous conseille ce magnifique coffret collector Godard. Il est juste…. beau, tant dans sa conception graphique et matérielle (non, Stan, ce n’est pas une boite de jeu) que dans la qualité de ses contenus. Tout y est remasterisé, retravaillé, avec une interview du « Maître » assez exclusive dans son contenu. Pour les « vrais » cinéphiles (dont je suis), un must absolu.

PPS : ceci n’est pas un billet à charge publicitaire, c’est un vrai coup de coeur.

PPPS : si vous avez envie de gagner ce coffret, je peux peut-être m’arranger… Laissez moi dans les commentaires le titre d’un film de Godard, je ferai un tirage au sort parmi les bonnes réponses.

« A bout portant », ça fait mal (critique et interview vidéo)

Invité à découvrir le nouveau film de Fred Cavayé « A bout portant », je ne pensais pas me prendre une claque pareille d’une production française.

Tout a commencé dans une rue sombre de Paris quelques mois auparavant, quand Pingoo me dit « je viens de voir un extrait de film non finalisé… c’est encore en travaux mais ça claque vraiment, j’ai hâte de voir la version finalisée ».

Ma curiosité étant piquée, j’ai suivi avec attention les avancées de « A bout portant », jusqu’à être invité à l’avant-première en présence de Fred Cavayé, le réal, que je n’ai pu résister d’interviewer :

[youtube su7KvntouqE]

« Pourvu que cela vous plaise, sinon les français vont continuer à faire des films dans des cuisines pendant longtemps »

C’est LA phrase lancée par Fred à une salle attentive et curieuse : un thriller français c’est déjà assez rare comme ça… donc s’il pouvait être bien , ça éviterait de dézinguer le genre et décourager les producteurs comme Gaumont pour les 15 ans qui viennent.

Parce qu’un producteur, c’est fragile, c’est facilement apeuré, et ça revient naturellement vers ce qui marche (en France) : le film intimiste tourné dans un appartement parisien tandis que la grisaille de la fin de journée emplie les protagonistes d’une mélancolie post-trentenaire cachant maladroitement un lourd secret.

Remarquez, quand on voit ce qui a flingué le genre « science-fiction » en France, je peux tout à fait comprendre :

[youtube zdov15T6298]

Le pitch :

Tout va pour le mieux pour Samuel et Nadia : lui est bientôt infirmier et elle, attend son premier enfant. Mais tout bascule lorsque Nadia se fait kidnapper sous l’oeil impuissant de Samuel. A son réveil, son portable retentit : il a trois heures pour sortir de l’hôpital dans lequel il travaille un homme sous surveillance policière. Le destin de Samuel est désormais lié à celui de Sartet, une figure du banditisme activement recherchée par tous les services de police. S’il veut revoir sa femme vivante, Samuel doit faire vite…

Alors, c’est bien ?

Oui, c’est bien. Pas le film du siècle, non. Mais un bon moment : très rythmé, de longues course-poursuites, des acteurs impeccables comme Gilles Lellouche et Roschdy Zem.

Le scénario commence assez classique – presque téléfilm – pour monter crescendo peu à peu, selon la logique des dominos : l’un entraîne l’autre, sans trop savoir quand est ce que cela va s’arrêter. C’est la grande qualité de ce film basé sur un scénario musclé.

C’est pas trop caricatural ?

D’aucune dise qu’il y a de multiples erreurs dans le film. Peut-être. Il y a des l’inspiration américaine dans les course-poursuites, et pour moi ce n’est pas une erreur en soi. Même si la station de métro parisienne Opéra est pour l’occasion fusionnée avec celle de Saint Lazare, mais passons…

En revanche, il est vrai que Gérard joue trop à Lanvin : taciturne, articulant à peine ses répliques pour se donner un air de dur, c’est limite carton jaune. Moi, je préférais le Lanvin en chevalier blanc ou en livreur :

[dailymotion x26dpg_gerard-lanvin-le-chevalier-blanc_music nolink]

Faut y aller ?

Oui, ne serait-ce que pour éviter d’avoir des films tournés dans des cusines pour les 10 ans qui viennent.

Au pire, si vous l’avez raté, ça fera une excellente soirée DVD ou VOD sur la nouvelle Freebox.

PS : ce film ferait un parfait candidat pour un remake US, à l’image du premier de Fred Cavayé « Pour Elle » qui est devenu « Les trois prochains jours » en traversant l’Atlantique.

Un film. Une claque. La Rafle. [Critique audio]

Parce qu’il y a beaucoup à dire et écrire sur ce film que j’ai eu la chance (et je pèse ce mot) de voir il y a quelques semaines (le temps de laisser « reposer » les émotions), j’ai décidé de vous faire une critique audio de celui-ci.

Car il est parfois plus facile de parler que de poser des mots difficiles à écrire.

[youtube Qfl3BplxDeM]

Bande-annonce :