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Infiltrez en avant-première le Bureau des Légendes de Canal+

Le Bureau des Légendes

C’est ce soir que Canal+ lève le voile sur le « Bureau des Légendes », sa nouvelle création originale avec Mathieu Kassovitz et Eric Rochant en showrunner.

Le Bureau des Légendes, c’est un vrai service de la DGSE, qui envoie dans le monde entier des personnes s’infiltrer dans la population. Pour cela ils doivent apprendre une « légende », leur histoire personnelle, et la tenir de bout en bout jusqu’au jour où ils sont rappelés en France. A cet instant, leur légende disparait et leur identité avec. Mais parfois certains ont du mal a oublier leur ancienne vie, comme « Malotru » joué par Mathieu Kassovitz, mettant ainsi sa vie et celle d’autres agents en jeu…

L’envers du décor du Bureau des Légendes

A cette occasion, Canal+ a ouvert exceptionnellement les portes à quelques blogueurs (dont Stan&Dam bien sur) pour découvrir l’envers du décor de cette nouvelle série.

Visite guidée des bureaux de la DGSE en vidéo et en photos dans les studios de la cité du cinéma à St Denis (avec un super kif : prendre la place de Kasso à son bureau ;-)) :


Et sinon, faut-il regarder la série ?

Nous avons visionné les deux premiers épisodes de la série. Pour les habitués de Rochant (qui avait déjà traité le thème de l’espionnage au cinéma dans Les Patriotes et Möbius), on reconnait immédiatement son style très réaliste. Ici, pas de super héros, de cascade ou d’effets spéciaux : c’est du pragmatique, du réel, de l’humain.

C’est d’ailleurs ce qui peut rebuter de prime abord : ne vous arrêtez pas au premier épisode (Canal+ les diffuse par paquet de deux chaque semaine) qui est assez lent. Il pose le décor et les personnages avec minutie, pour ensuite accélérer et vous laisser sur un excellent cliffhanger dès l’épisode 2.

Écrit « à l’américaine » par un pool de scénaristes dont le bureau est juste au-dessus des studios de tournage (malgré mon instance, impossible de voir la salle de travail où se rédige déjà la saison 2), la série est agréable à regarder et dessine des méandres scénaristiques intéressants.

Un seul bémol : je n’ai pas été, sur les deux épisodes que j’ai vu, convaincu par Léa Drucker dans son rôle de médecin. Les autres rôles sont parfaitement castés.

Le Bureau des Légendes, c’est de ce soir 27 avril sur Canal+.

Merci à NoSite pour l’excellente organisation de cet évènement.

J’aime buter du zombie au fond des bois

Fin décembre, alors que 2012 « l’année de la fin du monde » approchait, je recevais comme une centaine de « citoyens relais » triés sur le volet cette mystérieuse missive :

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« Ah ! Ca les Mayas ils nous l’avaient pas dit qu’on se ferait bouffer tout cru en plus de se prendre des immeubles dans la gueule pour cause de cataclysme » ai-je pensé si fort que les draps s’en souviennent.

Je notais le rendez-vous dans mon agenda, après tout ma vie en dépendait. Et puis comme je n’avais suivi de cours de secourisme, cela me permettrait de me mettre à niveau (ah bon, buter du zombie c’est pas pareil que de sauver une vie ?).

Réunis suivant un protocole très strict par l’INPEZ dans un lieu tenu secret jusqu’à la dernière minute dans Paris (oui je sais, ça le fait grave), je suivais alors une séance de formation accélérée aux 10 méthodes éprouvées sur « quoi faire en cas de pandémie ».

Le résumé en images :

 

 

Je dois avouer que le moment le plus fort fut celui de l’examination de près d’un de ces zombies qui vont venir un de ces jours nous bouffer la carotide tiède. Je choisissais alors la technique de « faisons l’amour un bisou avant de nous dire adieu », suivi d’un méchant coup de batte dans la gueule.

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Ah oui, car nous sommes repartis équipés. D’ailleurs, a m’a servi au retour dans le métro pour avoir une place assise.

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Avant d’oublier : il y a un suivi de formation (oui l’INPEZ et No Site font bien les choses). L’INPEZ recommande le visionnage de The Walking Dead sur Sundance Channel à partir du 12 Janvier tous les jeudis à 23h histoire de ne pas perdre la main et de bien avoir conscience des dangers encourus.

Plus d’infos sur http://bit.ly/AfrpRD.

Sur ce, je vais m’entrainer à manière la batte sur mon voisin du dessous. Je reviens.

Les Invicibles : premier épisode inédit en intégralité

PS : on n’a pas touché d’argent pour cette diffusion, sinon nous n’étions pas au courant et on s’est fait avoir. Notre numéro de CCP est dans le A Propos.

Les Invicibles arrivent sur Arte dès ce soir, mardi 9 mars. 4 potes qui signent un pacte et larguent tout pour une nouvelle vie. Symbolique de la crise de la trentaine, nous avions vu et critiqué ce programme chez Arte en avant-première.

Après avoir bravé les molosses de la sécurité de la boite de production, voici le premier épisode qui sera diffusé ce soir sur Arte en avant-première. Générique chanté par « La Chanson du Dimanche », acteurs inspirés, Stan&Dam aiment !

C’est tous les mardi à 22h30 sur Arte (oui oui vous avez bien lu). Et ici sur le web.

[Club 300] Arte se la joue Invincibles

Disclaimer : merci à Fanny Berrebi pour avoir accepté de se rendre en notre nom à une soirée sans alcool chez Arte, et au Club 300 Allociné et son sympathique GO Al Amine pour l’invitation.

J’ai de la chance.

J’ai été nommée envoyée spéciale par le premier couple alpha-geek-flemmard de la blogosphère [NDS&D : toi-même !] pour aller voir à leur place la nouvelle série d’Arte : les Invincibles.

Et écrire à leur place, s’entend.

Je me suis donc rendue d’un pas alerte à Issy, là bas dans les locaux d’Arte, non sans songer que faire des blagues de merde comme Issy/Là bas sur stanetdam.com, c’est un peu le but d’une vie ou rien du tout, finalement.

Et me suis préparée à découvrir comment Arte avait ouvert sa grande lucarne culturelle au petit peuple amateur de sitcoms , et comment ils avaient bien réussi leur coup en matière de produit, et beaucoup moins en matière de communication autour.

Illustration produit :

4 garçons (pleins d’avenir) frôlant la trentaine angoissante, décident en chœur de se pourrir la vie en faisant d’une pierre quatre coups (et non d’une paire quatre couilles, hein sinon c’est pas logique). Ils signent un pacte dans lequel ils s’engagent à quitter leurs femelles respectives à 21h30 précises, non sans synchroniser leurs montres comme des Parker Lewis dépressifs.

Duquel acte complètement révolutionno-débile s’en suivra une série de scènes cocasses, campées par des personnages aussi improbables que la réussite de leur entreprise.

Le tout, entrecoupé de scènes d’interviews, dans lesquelles ils subliment leur actes par des explications insensées en rapport avec la déclaration des droits de l’homme ainsi que des scènes de « comics » qui n’ont rien à voir avec la choucroute, pourrait-on dire.

Mais moi je savais bien qu’on était sur Arte et qu’il fallait pas me prendre pour une biquette : Comme de par hasard tu prends 4 hommes de 30 ans, dûment élevés au Club Dorothée et à la crise économique, tu leur mets une vie normale, tu explores leur subconscient fait de jeux de rôles et de super-héros, tu mélanges et tu obtiens … un homme.

Belle étude sociologeek qui devrait plaire à mes hôtes.

N’en déplaise à Stan&Dam [NDS&D : nous, on a rien dit].

Je veux dire.


Illustration communication autour :

Un homme. Que l’on pourrait qualifier de séculaire à antédiluvien nous présente le programme. Ses mains, dûment croisées dans son dos voûté par le poids d’une vie où se mêlent déceptions, chagrins et dures luttes, il nous relate la genèse d’un projet porteur de sens et psychologiquement subversif qui devra, à n’en pas douter, révolutionner la programmation de la chaîne que nous pourrons sans peine qualifier de « chiante », comme le confirma la productrice toute contente de nous proposer « enfin un programme amusant ».

Je me suis bien amusée, cependant. Car le programme est enlevé, fin, subtil (enfin !) et toutefois drôlement drôle.

Ce n’est que quand l’auteur(e) a commencé à nous expliquer les trois niveaux de narration et la genèse quantique de la création sur le principe de la réalité imaginée, de l’idéalisme, ponctuant ses phrases de sentences à forte teneur en philosophie telles que « la liberté ne vaut rien si on ne sait pas quoi en faire » que je me suis souvenue ou j’étais. Chez Arte, donc.

Ce qu’elle a immédiatement confirmé en terminant son opus par cette phrase inoubliable « on s’est dit, on est sur Arte, on peut expérimenter ».

Un programme à découvrir cependant, entre « La ferme célébrités » et « confessions intimes », histoire de se souvenir comment fonctionnent nos neurones (pour peu qu’ensuite on comprenne les articles de Stan, ce sera toujours ça de gagné).

[NDS&D : Et en plus, c’est adapté d’une série québécoise, c’est vous dire, Tabernac’ !]

Pour conclure : la preuve en images


Fiche technique de la série (casting, production, choucroute garnie).