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Les raisons de croire à un mobile et OS Facebook pour 2013

C’est une rumeur en forme de serpent de mer qui ressurgit régulièrement. Dernière apparition en date : suite à l’entrée en bourse de Facebook. Une raison à cela : le rachat d’Instagram, et le lancement de plusieurs applications mobiles dédidées telles que Facebook Photo ou Facebook Pages.

Cette rumeur, c’est celle de l’arrivée de Facebook dans le mobile. Et si Facebook faisait son mobile ?

Rumeur folle ? A l’heure où Orange lance un SPV like sous le nom de Santa Diego, il est devenu assez facile de fabriquer son propre mobile, il y a suffisamment d’assembleur pour cela. Pour autant, je ne pense pas que Facebook proposera son propre mobile mais il travaillera avec des fabricants actuels pour proposer des mobiles estampillés « Facebook inside ».

La première alerte est venu du travail mené par la firme avec le français Gemalto afin d’intégrer des fonctions de communication avec la plate-forme sociale directement la carte SIM. L’avantage ? Permettre d’accéder à Facebook depuis n’importe quel téléphone, même le plus basique, sans connexion à l’Internet mobile ni abonnement à des services de données.

Puis est venu cette touche F – passée assez inaperçue – sur le HTC Chacha. Elle permettait d’accéder directement au réseau social, et de partager tout contenu depuis le téléphone.


Aujourd’hui, Facebook multiplie les applications mobiles, et des rumeurs de partenariat avec Apple pour apparaitre dans iOS 6 sont légion. Quant à HTC, il est régulièrement cité comme partenaire technologique pour créer un Facebook Phone.

Clairement, Facebook investit massivement le monde du mobile, et fait de la photo (et donc d’Instagram) son cheval de Troie à l’image de ce que fit Google avec YouTube.

Mais là où le bât blesse, c’est que les applications mobiles de la marque râment. La publicité n’est pas supportée. L’expérience utilisateur est mauvaise, et donc ralentit la part de Facebook via le mobile alors que le trafic en mobilité explose et passe devant celui de l’internet fixe. Et, de plus, la « philosophie » de Facebook est de créer un écosystème cohérent, sorte de réseau privatif au sein du web, avec ses applications et ses propres modes de publicité. Enfin, Facebook s’oriente de plus en plus vers une logique de plate-forme favorisant les conversations avec les marques.

Internet mobile India

De fait, tout comme on parle d’un rachat d’Opera pour créer un navigateur Facebook, il est logique de parler d’un téléphone Facebook qui permettrait au réseau social de maitriser entièrement de bout en bout son expérience utilisateur, et d’investir des marchés de croissance comme l’Inde ou la Chine, où le réseau est peu présent.

Le hardware serait une formalité. Le contrôle de la SIM est déjà en cours. Les applications (photo, messenger…) seraient intégrées au software pour une meilleure fluidité. Ces téléphones seraient équipés d’un navigateur internet pour garder une « ouverture » sur le monde mais le tout le reste renverrait vers la plate-forme sociale. Le carnet de contacts et le calendrier (dont les fameux « anniversaires »et évènements) serait automatiquement mis à jour. Les marques et les développeurs pourraient proposer leurs propres applications en utilisant le jeu d’API actuel. Enfin, la géolocalisation intégrée permettrait de proposer à la volée et en temps réel, sans besoin de déclaration volontaire, des offres commerciales et de savoir où se trouvent ses « amis ». Sans oublier la monétisation via des formats publicitaires adaptés.

En clair, plus qu’un téléphone, Facebook devrait proposer une sorte de système d’exploitation – un Facebook OS – à l’image de Chrome OS et d’Android. Cet OS serait proposé à une gamme de fabricants, les téléphones seraient très abordables en termes de prix, avec peu de mémoire de stockage en local pour baisser les coûts, et il suffirait de tout paramétrer en rentrant uniquement son identifiant et son mot de passe, comme sur Android.

La plate-forme Facebook deviendrait alors le lieu de stockage dans les nuages des données personnelles de ce téléphone, à l’image de iCloud d’Apple ou de Google.

Facebook mobile

Quelques artistes ont déjà réalisés des « esquisses » de ce que pourrait être ce Facebook phone (je préfère parler de Facebook OS). Assez convainquant pour imaginer les investisseurs qui viennent d’acheter des actions mettre la pression à Zuck pour qu’il aille plus loin dans la suprématie de son réseau social.

Rendez-vous en 2013 pour voir si ces prédictions étaient justes.

Ce que représente vraiment Apple sur le marché

AT Internet évalue les parts de marché des OS en fonction des visites sur un panel de sites web surveillés, ce qui donne une vision assez réaliste de leur importance en Europe via la présence en ligne.

Depuis quelques années déjà, Microsoft décline lentement (il n’y a pas le feu au lac non plus) pour se rapprocher ostensiblement de la barre des 90% de part de marché.

Côté Apple, c’est +50% de progression en passant de 4,5 à presque 7% de part de marché. Mais il faut préciser que ce chiffre prend en compte iPhone OS, qui est un dérivé de Mac OS.

Cela veut dire plusieurs choses :

– Apple a réussi sa diversification dans les outils nomades

– Il serait faux de croire que la marque vend plus d’ordinateurs

– En revanche son OS se diffuse plus (et crée un écosystème favorable puisqu’il faut un Mac pour développer pour iPhone et iPad).

Derniers points, et non des moindres : bien qu’étant, en termes de chiffres, un petit poucet en Europe, l’OS d’Apple est toujours le premier concurrent de Microsoft, mais surtout la présence de la Pomme dans les médias à la veille de la sortie d’un nouvel appareil est totalement disproportionnée de son importance « réelle ». Et enfin, à la vue des finances de la marque, elle dégage une marge substantielle sur chaque appareil vendu alors que sa gamme est très réduite !

Côté HP ou Dell, ils essayent de s’ouvrir les veines avec des RJ45.

Source : Mac4Ever

Jolicloud, la démo en vidéo par Tariq Krim

Voici la première vidéo d’explication et de démonstration de Jolicloud.

Je reviendrai dessus prochainement car Jolicloud propose des solutions alternatives aux traditionnelles distributions Linux, et surtout recèle d’un business model astucieux.


L’OS à la Minority Report arrive

Il s’appelle « g-speak » de Oblong, et son fonctionnement vous rappellera certainement la célèbre scène de Minority Report avec Tom Cruise devant son écran… Détail intéressant : cet OS a été conçu par l’un des superviseurs scientifiques du film.