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Orange lance sa chaine ciné, l’Arcep grince des dents

Orange annonçait depuis longtemps le lancement de ses propre chaînes de cinéma, ce sera une réalité des le 13 novembre prochain. Au programme, des films, dont des exclusivités (Harry Potter et l’Ordre du Phénix, Ocean 13, I am Legend, Dark Knight…), et des séries, inédites pour certaines (True Blood, In Treatment, John Adams, Génération Kill). L’offre de contenus en première exclusivité devrait d’ailleurs se développer dans les prochaines années, Orange coproduit en effet certains films comme « Coluche, c’est l’histoire d’un mec » bientôt à l’affiche.

Le bouquet Orange cinéma séries sera proposé à 12 euros par mois sur TV et PC (en plus d’un abonnement triple play), et 6 euros sur mobile et comprendra 5 chaînes dont une en haute définition. Dommage de ne pas avoir une offre globale à un prix unique…

Un service de rattrapage, proposant les programmes jusqu’à 30 jours après leur diffusion sera également disponible. Orange annonce que 1 200 films, 1 000 heures de séries, 200 documentaires et 300 heures de séries jeunesse seront diffusés chaque année sur son offre.

Pour quelle profondeur de catalogue ? Chaque année, Orange Cinéma Séries compte proposer plus de 1200 films, 1000 heures de séries, 200 documentaires et 300 heures de séries jeunesse. Les contenus vidéos proviennent des studios d’Hollywood (Warner Bros, MGM), de la chaîne premium américaine HBO mais aussi de partenaires cinéma français (Gaumont, Bac Films). Orange compte aussi s’appuyer sur son propre studio de production Studio 37, inauguré en janvier 2007 et engagé dans 23 longs-métrages au dernier pointage.

Compléments et portabilité

Les abonnés pourront poursuivre leur voyage dans l’univers d’un réalisateur grâce au service « compléments » qui permet de prolonger la programmation des chaînes selon des thématiques événementielles. Par exemple, à la diffusion du Rocky Balboa, les 5 premiers Rocky seront proposés en complément. A partir de 2009, les abonnés ayant manqué le début d’un programme pourront relancer un film grâce à la fonction de redémarrage.

De plus, Orange introduit aussi une dimension de portabilité avec la possibilité de transférer les fichiers vidéo sur des baladeurs vidéo (seulement de marque Archos pour le moment). Pour l’iPhone, il faudra s’en passer : les protections DRM d’Apple sont incompatibles avec ceux de Microsoft Windows Media retenus pour l’exploitation du nouveau service vidéo.

>> Réelle innovation ou gadget ? Je trouve cette idée intéressante et réellement novatrice, mais les usages seront-ils au rendez-vous ? Rien n’est moins sur, les études actuelles ne montrent pas un besoin réel de type « nomadisme audiovisuel »; seuls les « natifs numériques » (utilisateurs avancés) ont ce type d’usage, ce type de profil n’est la majorité des utilisateurs d’Orange, loin s’en faut. Sans parler de la réelle fluidité entre les écrans : vais-je très facilement retrouver mon film exactement au point où je me suis arrêté sur mon mobile ? Et quid de la qualité (la TV 3G n’est pas un exemple de qualité à ce jour) ?

Critiques de l’Arcep

Cette fois, c’est le président du gendarme des télécoms, Paul Champsaur, qui a critiqué cette stratégie d’exclusivité. Selon lui, le jeu de la concurrence est faussé « si un gros opérateur de réseau devient lui-même acheteur et assembleur de contenus pour son usage exclusif », écrit-il dans la lettre mensuelle d’octobre de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), en visant Orange sans le nommer. Selon lui, la solution serait de procéder à une  régulation « technico-économique » du secteur audiovisuel, à l’instar de ce qui se pratique déjà dans les télécoms avec le Groupe des régulateurs européens.

>> C’est surtout le brouillage des frontières (entre monde de l’audiovisuel et des télécoms) qui pose problème, car on tombe dans un flou juridique : qui doit réguler, et comment ? Canal + est lui aussi juge et partie en termes de production cinématographique, mais ne cumule pas les métiers (FAI et audiovisuel), pour le moment…

KATOA – Qui va gagner les 20000€ de LaBattle ? Réponse dès 15h.

NOTE : je travaille sur ce projet donc je le trouve très bien 😉 mais je vous conseille objectivement de jeter un coup d’oeil aux 6 projets en lice et aux showrooms associées, il y a de belles idées et de l’énergie à revendre, ça fait plaisir à voir tant de fougue et de jeunesse 🙂

[Mode PUB ON]

Depuis 2 mois, katoa organise un challenge dénommé « katoa labattle ». Au programme : 60 équipes comptant sur la communauté katoa, des « projets-passion » surprenants, innovants, et plus de 2000 votants qui encouragent leur initiative préférée. A la clé, 3 prix dont l’un de 20000 €.

Lundi 9 juin c’est la deuxième étape de cette aventure : la grande finale katoa labattle.

Rendez-vous dès 15 heures sur le showroom labattle sur le blog katoa backstage, pour vivre avec nous ce moment, à travers des vidéos et des interviews exclusives. Energie, stress , enthousiasme, doutes, joies, vous ne raterez rien !

Petit rappel, les 6 projets en compétition sont :

  • BigFactory : la nouvelle factory d’Andy Warhol à Paris
  • Dessinator : un marathon de 24h de dessin de nu
  • Drepan-Hope : un enregistrement d’un CD au profit de la recherche pour la drépanocytose
  • Fées : jeunes créatrices de mode formant des femmes en Inde à la confection textile
  • GS : l’abécédaire multimedia de la génération 20-30 ans
  • Spectre : le shop tendance 2.
[Mode PUB OFF]

MONEY – Qui a envie de gagner 20000 euros ?

publicite_vendu.jpgVous avez peut-être entendu parler du lancement d’un nouveau service communautaire d’expression personnelle créative (oui c’est un peu long comme phrase), Katoa. Si non, c’est pas grave, on en reparlera 🙂

Bref, pour construire cette nouvelle communauté de passionnés, ils organisent un concours doté d’un grand prix de 20000 euros ! Pour participer et peut-être gagner cette somme, il faut tout d’abord avoir une idée à défendre et un projet (… donc là y en a qui se lèvent… merci de bien fermer la porte en sortant).

Une fois que vous avez une idée à défendre (au hasard : la sauvegarde des pingouins en Antarctique, le tour du monde en 4L, militer pour le retour de Groquick), vous faites un showroom (une sorte de grand tableau blanc dans lequel vous vous exprimez en disposant vos contenus photo, video, son, texte), et vous rassemblez le plus de supporteurs qui vont voter pour votre projet.

Le plus original et le plus « supporté » gagnera la somme pour réellement développer son projet.

Simple non ? Allez, c’est par là que ça se passe.

Disclaimer : j’ai collaboré à la conception et au développement de ce service, mais comme un bon plan est fait pour être partagé, voilà qui est fait 😉