medias numeriques

Pourquoi Hadopi est vouée à l’échec… et que le monde qui est arrive est passionnant

Ce film est super instructif… Et révèle qu’une fracture numérique peut se produire si l’on n’anticipe pas les choses. Tout est là ! Et les possibilités sont immenses. 

Et pendant ce temps là, la France crée des lignes Maginot… Rendez-vous dans cinq ans, quand on aura réalisé du temps perdu à se battre contre les moulins à vent plutôt que de repenser les modèles existants.

Bien sur cela aura fait du bien à l’Ego de notre Omnisuffisance de se dire que « sa » loi n’a pas été rejetée au parlement. Triste constat d’une vision étriquée…

 


Interview de Mikiane : France 24, les Observateurs et l’impact du Net sur les médias

Michel Levy-Provencal, plus connu sur la toile sous le nom de Mikiane, est responsable technique et nouveaux medias de France 24, et membre du Social Media Club.

Il commente pour nous les Observateurs (une plateforme très bien faite traitant de l’info mondiale via des correspondants « citoyens ») , les nouveaux projets de la chaine, et le rôle du Net sur les médias classiques qui les fait muer peu à peu vers des Medias Numeriques à part entière.

Une interview courte mais dense et passionnante; merci Michel pour ta disponibilité et ta « vision » des medias numériques que je partage à 100%.

Pour en découvrir plus sur Mikiane, je jetez un coup d’oeil à son blog, son katoa, ou à Soukorama 🙂

PS : désolé pour le son, les bruits ambiants étaient nombreux…


Goom Radio lance un nouveau modèle de radio numérique, et brouille l’écoute de NRJ

Jean-Paul Baudecroux, souriant boss de NRJ

Il y a des fois, on se demande si certains ne le font pas exprès… car si NRJ avait voulu mettre en lumière un nouveau concurrent, on ne s’y serait pas mieux pris. Résumé des épisodes de la guéguerre entre NRJ et des ex-NRJ qui ont monté Goom Radio, aka Emmanuel Jayr (ex-directeur com et promo) et Roberto Ciurleo (ex-directeur de la programmation). Ce nouvel entrant a fêté son lancement officiel le 16 octobre dernier au VIP Room à Paris avec du beau monde (Chris Brown, Diam’s, M. Pokora, Kamel Ouali, Gary Dourdan (« Les experts »)…) et des blogueurs (Nicolas Leune, Damien Anfroy, Nael, Emilie Bramly, ma pomme…).

20 septembre : concert de Madonna au Stade de France. Goom a passé un accord avec le « tourneur » de la madonne en France pour faire en sorte que Goom soit la radio officielle du Candy Tour. Problème : cela perturbe NRJ, positionnée radio officielle de la star. Moralité : NRJ fait pression sur le Stade de France pour déprogrammer un spot de pub pour Goom. Et ce sera la cas.


Depuis, NRJ a adressé une mise en demeure à GOOM l’accusant de vouloir copier et dénigrer la station à la panthère.

Voici le texte de cette lettre :
« Nous avons découvert avec stupéfaction que vous utilisiez le slogan ‘hit music non stop’ pour désigner la webradio GOOM alors que la radio NRJ que Goom a pour objectif de concurrencer auprès des jeunes, est depuis fort longtemps désignée par le slogan ‘hit music only’.
(…)
Le choix de slogan procède à l’évidence d’une volonté de profiter indûment de la notoriété du slogan ‘hit music only’ et de placer GOOM dans le sillage de NRJ. (…) Ceci est d’autant plus manifeste que les fondateurs de GOOM de manière intolérable n’ont pas hésité à affirmer que « leur projet va donner un sérieux coup de vieux à NRJ » (Les Echos du 16/10/2008)

De tels agissements relèvent incontestablement du parasitisme et engagent votre responsabilité envers NRJ. Nous vous mettons en demeure de cesser toute utilisation du slogan ‘hit music non stop’ et de cesser tout agissement parasitaire envers NRJ. »

A quel jeu joue NRJ ? Outre que je n’ai pas trouvé trace de ce slogan sur leur site ni leurs déclarations (mais NRJ doit avoir ses preuves), cela pourrait ressembler soit à une réaction de défense logique, soit à de la panique maladroite. Dans les deux cas, ces attitudes sont liéees à une même raison : l’émergence d’un nouveau service pouvant préfigurer l’évolution du marché radio sur le numérique, et sur lequel NRJ (et ses camarades « traditionnels ») ont du mal à se positionner. L’ère qui s’ouvre est à l’image de celle de 1981 et de la libéralisation des ondes. La peur est donc légitime.

Et que vaut le service ?

Goom se positionne comme la première radio numérique. Traduction : un bouquet de radios tout IP faite par des professionnels de la radio et qui va emprunter aux règles communautaires du 2.0. Ce qui veut dire : une radio qui a pour ambition d’être diffusée partout (internet, radio wifi, radio numérique, mobile…) et qui veut intégrer tous les atouts des outils numériques.

J’ai eu la possibilité de tester le produit depuis un moment et je le trouve vraiment génial car hybride : un mélange de Deezer (pour la bibliothèque musicale), Radionomy (pour la création de son format), Odeo (pour la banque de podcasts à venir) et un bouquet de radios pros (pour l’instant musicales, mais des radios talk devraient arriver) produits dans de « vrais » studios à Sèvres. A noter que l’on peut parler vraiment de radio (au sens flux de programmes, liners et pages de pubs), à la différence d’autres sites qui utilisent de manière galvaudée ce mot.

Une qualité toute particulière a été apportée au son et à son encodage (montez le son sur des enceintes de bonne qualité, vous me direz ce que vous en pensez).

Mais la « vraie » innovation concerne la création de radio personnelles « sur mesure » via un outil inspiré des logiciels de programmation professionnels des radio et sur la base musicale de PressPlay. La grille se crée selon les goûts musicaux que l’on déclare (ou en dupliquant une radio que l’on aime via la fonction « clone »), une liste de 150 morceaux (dont 50 accessibles via une interface de programmation) est modifiable à souhaits (suppression, ajouts de morceaux ou de podcasts, modification de la rotation). A noter le judicieux mix entre morceaux incontournables, morceaux de niche, et (à venir) pages de pubs (avec partage de revenus ?).

L’interactivité avec la communauté de Goomers se fait via un profil et un GoomWall, développé sur le modèle du mur éponyme de Facebook. Ils peuvent de plus venir nourrir le catalogue de podcasts « premium » composés de chroniques professionnelles (produits dans les studios de Goom dont certains avec des blogueurs, on en rediscutera 😉 ) avec leurs propres émissions. En clair, Goom propose de se créer sa radio comme un pro facilement, en mixant des contenus « poussés » + un catalogue de contenus à la demande + ses propres contenus + un espace d’échanges communuataire. C’est ce que j’appelle un « Genius Social Media ».

La rémunération des ayant-droits est calqué sur les droits demandés aux radios et non aux sites musicaux, et un modèle publicitaire de type medium-rectangle + messages pub ramène le gros des revenus, sans oublier une radio B2B comme celle de Allociné (qui apporte un effet d’image non-négligeable et une source déportalisée d’audience).

Reste que Goom n’est pas encore accessible en mobilité (iPhone notamment), et n’est pas exportable sur son espace perso : je rêverais pourtant de faire écouter « ma » radio sur mon blog ou mon facebook. Une sorte de nouvelle manière de créer du contenu me ressemblant, mon « media à moi ». Bientôt ?

[MàJ] Madelin et Messier se reconvertissent dans le porno ?

[MàJ] Nous avons été contactés par la société Calyptus.net, qui gère la communication financière de Rentabiliweb. Ils nous ont fait remarquer que l’un des articles par qui tout est parti sur le net, le site contre-feux.com, est détenu par Hi-Media concurrent de Rentabiliweb. Marianne et NetEco résument chacun ce qui pourrait constituer une sorte de destabilisation d’une société envers l’autre, faisant potentiellement de notre modeste blog un site « instrumentalisé ». Nous en prenons bonne note. Notre source primaire n’a pas été cet article mais celui de l’Expansion.com, et de De Source Sure. Cependant, nous avons proposé à Calyptus.net d’apporter un correctif s’ils le désiraient concernant les données financières que nous publions. Ils n’ont pas (pour le moment) désiré donner suite, ne voulant pas « commenter ou à apporter des arguments pour contredire ces affirmations fallacieuses ». Nous avons quand même préféré passer certains verbes au « conditionnel ». Nos colonnes leur sont bien sur ouvertes pour un éventuel droit de réponse.

Mais cet imbroglio prouve à la fois la volatilité de l’information, le problème de la véracité des sources (malgré des recoupements que nous avons fait), mais aussi la force du web qui permet de corriger très rapidement ce type de dérive. Enfin, à part les informations financières qui pourraient s’avérer fausses (puisque données par un groupe concurrent à Rentabiliweb, le doute est donc de mise), toutes les autres informations données sont de source publique, ce qui pose deux question :

  • > y a-t-il eu volonté de Hi-Media de nuire à Rentabiliweb ?
  • > Rentabiliweb est-il, au fond, géné de faire dans le contenu « adulte » (car ils sont quand même propriétaires du groupe Montorgueil, qu’on le veuille ou non) ?

Fin de la polémique. ? !

————————— (article initialement publié le 28/10/08)————————-

Intéressante news (parue notamment sur l’Expansion.com) qui est passée un peu sous le feu l’actualité, subprimes obligent… Mais tandis que les bourses n’en finissent pas de tomber, d’autres investissent dans des valeurs sûres : le sexe.

Oui, n’oublions pas que c’est grâce au Minitel rose que des groupes de presse (dont Libé et Nouvel Obs) ont financé leur développement, sans oublier le petit Xavier Niel qui a financé Free avec des BAL et autres histoires à l’eau de rose… (et bien sur France Telecom qui a tiré de substantifiques revenus de tout cela).

Bref, le cul ça a toujours été lucratif, pour preuve Alain Madelin qui vient d’entrer au board de Rentabiliweb et rejoindre ainsi J6M, Bernard Arnault et Stéphane Courbit (ex associé d’Arthur dans Endemol France).

Rentabiliweb ? Une société qui a annoncé en début d’année vouloir lancer un pôle média chapeauté par Karl Zero (on attend encore de voir la WebTV annoncée), et qui est issue du monde de la monétisation d’audience. Et pour faire de l’audience, il faut des contenus « fédérateurs » : d’où le rachat fin 2007 du groupe Montorgueil, spécialiste des contenus adultes. Au 1er semestre 2008, la société tirait tirerait ainsi 60% de son CA et les trois quarts de sa marge brute de l’édition de contenus « de divertissement », essentiellement pornographiques. Classe, et efficace.

[MàJ] : d’après Rentabiliweb cité par NetEco, les chiffres pointés par le webzine Contre-feux couvriraient en réalité l’ensemble de ses activité grand public incluant notamment les sites de rencontre, le jeux ou les communautés. Mais nous n’avons aucune confirmation tierce.

Oui, chez Stan&Dam on apprend aussi des choses sur la société et ses acteurs ! :p

Goom Radio va tenter de tenir 42h d’antenne non-stop

Goom Radio, nouveau bouquet de radios numériques qui vient de se lancer en bêta il y a un mois (un article à ce propos arrive bientôt), va tenter d’exploser un record pour l’arrivée de sa V1 : tenir 42h non stop à l’antenne ! Le but étant de battre le précédent record de 40h détenu par Cauet, et de faire du bruit pour leur nouvelle version.

Pas moins de cinq animateurs (Jay, Karima Charni, Steve, Damien et Mathieu) vont se relayer non-stop à l’antenne, et vous pouvez intéragir avec eux en appelant au 01 55 64 02 99.

C’est sur Goom Radio, canal dédié « 42h chrono » à partir de 6h du mat ce mercredi.

Quoi de nouveau dans la version du 16 octobre ?

Il est déjà possible de se créer jusqu’à 4 radios « sur-mesure » en fonction de ses goûts musicaux, et d’écouter 10 radios (dont un superbe canal Allociné que je conseille à ceux qui aiment les BO de films comme moi).

A venir, ouverture de toutes les fonctions sociales, dont la possibilité de faire sa programmation de radio sur-mesure heure par heure, la mise en ligne de ses propres émission sous forme de podcasts, sa page perso et son « GoomWall », sorte de Wall Facebook multimédia.

On reparle très vite de Goom (dont j’aime beaucoup le concept et l’équipe, même si le marché est assez encombré), le temps de ramener dans mes filets des interviews de l’équipe, ca ne devrait pas tarder 🙂

La presse condamnée par son passé ?

Quand on écoute ces deux interviews, je m’interroge… Alors que tous les acteurs voient les enjeux du numérique se profiler, la presse sera-t-ele son propre fossoyeur ?



Vu chez Richard Menneveux.

TV – Canal+ titille Orange

Ça se passe de commentaires non ? 🙂

La rentrée va promettre une bonne baston (à lire sur 20 minutes)


Cette vidéo est proposée par Action Discrete et du coup on comprend mieux non ?

Dans la torpeur de l’été, 20 minutes se met en grêve

Une histoire à rebondissememts que celle de la rédaction de 20 minutes cet été. Tout commence par le licenciement de Johan Hufnagel, rédacteur en chef de la partie internet du journal, pour des motifs très peu clairs.

S’en suit une grêve de la rédaction (plutôt rare pour un journal comme celui-ci), puis une reprise du travail suite à une rencontre avec le propriétaire norvégien du titre, manifestement plus « adroit » que sesreprésentants français.

Dernier rebondissement en date : un texte ressemblant à une motion de défiance (même si la rédaction s’en défend) envers le PDG français Pierre-Jean Bozo, texte dénonçant « le manque d’écoute entre la direction et l’équipe, ainsi que le flou de la ligne rédactionnelle ».

Vous trouverez des articles en parlant ici et , ou encore .

Pour ma part, vu de l’extérieur la situation semble plus relever d’une tension très grande la direction et ses équipes que d’un simple licenciement. L’ambiance semble loin d’être rose à 20 minutes, et le départ de Hufnagel est l’étincelle qui a mis le feu aux poudres.

Ce que j’ai du mal à saisir, c’est la faute qui est imputée au licencié : il aurait soit disant eu des mots avec la direction, les aurait insultés… Oui mais pourquoi cela ? A cela, personne ne répond. La situation ne soit pas être nouvelle, et si la rédaction le soutient, c’est qu’il doit les protéger. Mais de quoi ? D’une pression commerciale trop forte, ayant un impact sur l’indépendance de l’information délivrée et le travail des journalistes ? D’une polyvalence papier/web de plus en plus forte menant à des économies d’échelles ayant un impact en termes de qualité de travail ?

Comme quoi, même dans un média qui se veut « presse nouvelle génération », les conflits très classiques existent et persistent.