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Phil Schiller Is A Man On A Mission: To Save The App Store (MG Siegler/TechCrunch)

Stan et Dam vous propose désormais de suivre leur lifestream. Il ne s’agit pas de piller le contenu d’autres sites de talent mais de mettre en avant des informations interessantes et de les faire partager à la communauté du site S&D.
Stan a remarqué via google reader le sujet suivant:

MG Siegler / TechCrunch : Phil Schiller Is A Man On A Mission: To Save The App Store   —  As Apple's Senior Vice President of Worldwide Product Marketing, you'd have to imagine that Phil Schiller is a pretty busy guy.  He's also been moonlighting as Apple's keynote speaker during Steve Jobs' medical leave of absence.


Lire l’original ici:
Phil Schiller Is A Man On A Mission: To Save The App Store (MG Siegler/TechCrunch)

Conference marketing 2.0 « the power of social media »

Initié par le Brand Science Institute, la conference Marketing 2.0 des 30 et 31 mars aura pour objet de mieux comprendre la puissance des medias sociaux au service des utilisateurs… et des annonceurs.

Ce type de conférence est souvent l’occasion de pour les marques de faire, sous couvert d’une table ronde, de la pub pour leurs services ou produits. Il est probable que l’on n’y échappe pas (je pense notamment au « slot » réservé à MtySpace ou SixAPart), mais la lecture du programme tendrait à ne pas totalement accréditer cette thèse, tant les sujets sont bien vus et les intervenants « inhabituels ».

Lego (très rare), Nike, Virgin, Nokia conversations, L’Oreal, Amazon, Qik, Slideshare… sont des intervenants que je n’ai aps l’habitude de voir sur un podium pour parler maketing social.

Expérons donc que cette deuxième édition portera autant ses promesses que la première, Stan&Dam y passeront pour faire un petit debrief 😉

Voir le programme détaillé des conférences.

Comment Citroën C3 Picasso parle aux nostalgiques trentenaires

Stan&Dam aiment beaucoup de choses : le high-tech, les geekeries, le design, hadopi, les gadgets, la bonne chaire, le marketing, le cinéma, les séries tv, la publicité, les medias sociaux, faire des vidéos… mais aussi les voitures. Et oui, comme quoi vous n’avez pas fini de nous découvrir 😉

Citroën lance son nouveau mini-monospace, moins rustique et le Berlingo et ciblé « jeune couple avec copains ou avec un enfant en bas-âge ». Bref, le couple bobo trentenaire nourrit aux premiers jeux vidéos, enfants de la télé, décomplexés, et désormais à la lisière de la génération des « digital natives » (mais ils sont encore du bon côté de la ligne, ouf tout n’est pas perdu).

Mais surtout, comment éviter le plantage magistral de la Renault Modus, qui se voulait super ludique et amusante, et qui a fini statutaire et triste à souhaits.

Top fastoche : on se fait une mini-série de films viraux (produits par Le Public Système), c’est tendance, c’est social, ils vont se les échanger sur facebook. Et pour encore mieux faire, on va aller pomper du côté de « Un gars, une fille » le tout avec Sören Prévost (le fils de) aux commandes. Franchement ? C’est sympa mais ça casse pas trois jantes à une C3 (spéciale dédicace à Evelyne Grandjean qui passe dans un des épisodes, laissez tomber ça ne vous dit rien mais moi ça me rappelle les Jeux de Vingt heures).

Non, le plus mieux de l’histoire, ce qui va cartonner un max dans les cours d’entreprises, c’est la PUB pour la C3 Picasso : ils ont ressucité les Ghostbusters, rien que ça !!! Alors bien sur, vous aurez noté que c’est la charmante demoiselle qui est à l’honneur avec ses yeux translucides et sa bouche entrouverte (la même que dans la pub de yaourt qu’elle a dû faire une semaine avant) : normal c’est « elle », d’après les études, qui aura le dernier mot dans « l’acte d’achat ».

Vous aurez aussi noté qu’ils n’ont pas osé mettre un gamin à l’arrière, c’est un pote avec les cheveux gris top fashion. En revanche, ça sonne vraiment bien et l’idée de réutiliser la C3 Picasso comme une boite pour capturer le méchant monstre fantôme, ça m’a procuré d’irrépressibles frissons de souvenirs. Oué moi aussi je veux jouer, et je veux aller chasser les fantômes comme quand je regardais le film gamin ! C’est juste bien pensé. Salaud de marketing nostalgie


BONUS : allez, pour le plaisir, la version originale de Ghostbusters 🙂


De la pertinence des pubs facebook et de leurs illustrations

Vous le savez peut-être, facebook utilise un système de publicités ciblées qui sont illustrées par des images. Souvent, sont associes à ces images certains de vos amis qui ont souscrit à un « club ». Je me pose quand même des questions sur l’iconographie qui accompagne ces publicités. N’ayant jamais publié d’annonce, je ne sais pas si toutes les images associées aux publicités sont choisies par l’annonceur, ou bien si, par défaut, facebook choisit lui-même dans une base d’images libre de droits.

Le problème est l’adéquation entre les images censées attirer le regard, et le texte. Deux exemples concrets et réels :

Castorama.pngQuel rapport entre Catorama qui fait gagner 1500€ et un vieillard grimaçant (mais fort sympathique au demeurant) ? Mais cela peut attirer le regard… et déservir la marque.

televiseur_en_panne.pngAdmettons que cela représente un présentateur de journal télé d’une banalité affligeante. Un poste de télé fumant aurait peut-être plus fait l’affaire.

Bien sur, d’autres publicités sont illustrées correctement. Mais cela ma fait quand même poser question sur la pertinence du mécanisme en place, et surtout la contre-performance possible quand il y a mauvaise corrélation entre texte et illustration…

WORDING – Le marketing superlatif

Littéraire contrarié, j’adore les belles formules et les superlatifs… mais je trouve qu’en anglais ça passe mieux qu’en français (« amazing, wondeful, incredible »). A ce petit jeu, Apple est « number one forever » (« le premier de tous à jamais » en français), jugez plutôt :

Plus de 500 applications natives seront disponibles sur l’App Store d’iPhone dès la mise en vente de l’iPhone(TM) 3G d’Apple qui débutera le 11 juillet en Europe. L’iPhone d’Apple constitue une plate-forme mobile sans précédent pour les développeurs, qui ont déjà créé une incroyable variété d’applications novatrices : jeux d’action impressionnants, applications médicales sophistiquées et robustes outils de productivité pour les entreprises. Ces applications seront disponibles sur le nouvel App Store révolutionnaire d’Apple, qui permettra aux clients de les télécharger sans fil directement sur leur iPhone et de commencer à les utiliser immédiatement. Plus de 125 de ces applications sont proposées gratuitement aux clients iPhone.

Rhhaaaaa… Le discours gargarisant par excellence, plein de mots valorisants et rassurants, flatteurs et qui piquent les yeux… Vous en avez plein la bouche, n’est ce pas ?

J’appelle cela le « marketing (des) superlatif(s) » [(r) Dam 🙂 ], le genre de discours qu’un commercial peut vous faire pour vous gonfler à bloc sur son produit. Un mélange habile d’adjectifs innovants (« une plate-forme mobile sans précédent « ), de réassurance inutile (« applications natives »), de flatterie pour ceux qui ont fait le « bon » choix (« robustes outils de productivité »), sans oublier la touche finale : c’est-maintenant-ou-jamais-qu’est-ce-que-tu-attends-bon-sang (« commencer à les utiliser immédiatement »).

Ce qui est troublant, c’est que la dialectique d’Apple est en adéquation osmotique 😉 parfaite avec l’être qui incarne la marque : Steve Jobs. Une cohérence parfaite entre l’incarnation, l’incarné et la représentation (regardez une video tutoriel, comparez vous verrez). Du grand art, peu de marques peuvent revendiquer une telle cohérence globale (Virgin, Nespresso, Google, Ikea en font partie; Disney et Microsoft dans une moindre mesure).

Ce qui pose bien sur LA question : ces marques et leur esprit-karma peuvent-elles survivre à leurs créateurs ? C’est un autre sujet…