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7 vraies bonnes raisons d’aller (quand même) voir Grace de Monaco

Nicolas Kidman Grace de Monaco

A l’heure de la clôture de Cannes, et tandis que le buzz de la quinzaine a été assuré par le film « Welcome to New-York » (éclipsant le palmarès final dont je mets au défi de me citer la palme d’or), il est venu le temps des cathédrales de revenir sur ce qui a concentré l’attention et rires des journalistes en ouverture du festival : Grace de Monaco d’Olivier Dahan.

Film déjà culte par son statut d’œuvre meurtrie sur l’autel de l’incompréhension des critiques, celui que l’on appelle désormais par ses sobriquets (Fenêtre sur four, Le nanar princier de Cannes) rendu responsable de la diffusion d’une histoire falsifiée (alors que tout le monde sait bien qu’à Monaco tout n’est que Grace, volupté et feulement de V12 Ferrari) cherche désormais la lumière dans des salles obscures quelque peu désertes.

Bref, ça sent le bide.

Et bien je suis profondément choqué de lire cela.


Ce film est injustement considéré et malgré certains de ses défauts évidents il est possible de passer un bon moment. Si l’on vous a forcé proposé d’aller le voir et que vous n’avez pas osé refuser (ou bien n’aviez pas lu la critique car vivant coupé du monde), voici 7 moyens de ne pas sombrer dans un sommeil profond au fil de ces 1h42 de projection (perso je pensais que le film faisait 2h30) :

  1. Le jeu d’acteur de Nicole Kidman. Nicole c’est Glace de Monaco (wow mais où vais je chercher cela), et le film est à l’image de son visage : froid, lisse, inexpressif, sans profondeur. Pour tenir tout le film, amusez vous à essayer de déterminer l’expression que le metteur en scène lui a demandé de jouer. Vous avez le choix entre fatigue / joie / tristesse / colère / compassion / peine.
  2. L’imitation de De Gaulle. Pas facile d’entrer dans la peau du Général, surtout quand on n’y ressemble pas. André Penvern va donc chercher son inspiration parmi les plus grands, à commencer par Henri Tisot. Pour parfaire le rôle il a lu au détour d’un blog bien informé que le Général passait beaucoup de temps à bronzer à Baden Baden malgré les réprimandes de tante Yvonne. Conclusion : dans le film il force trop sur la Terracotta. A moins que ce ne soit la maquilleuse qui ait fait ce qu’elle pouvait pour masquer les raccords des postiches latex disséminés sur son visage. Bref, un must have à ne rater dans aucun des plans où il apparait.

    De Gaulle le matin avant maquillage.

  3. Les gros plans sur les yeux de Nicole. Olivier Dahan voue un culte à Hitchcock. Ou bien il s’est trompé de focale durant le tournage et s’en est aperçu au montage. Dans tous les cas, on se retrouve à intervalles réguliers dans le film avec des gros plans sur les yeux de Nicole mixomatosés de fatigue / joie / tristesse / colère / compassion / peine (voir point 1).
  4. Les acteurs français qui parlent anglais entre-eux. Ce qui est amusant dans un film doublé en français, c’est que l’on ne se rend pas compte des contorsions linguistes du scénario. Au pire, quand dans un film américain doublé en français on veut prendre l’accent français, le doubleur parle avec un accent italien (Friends en est un bon exemple). Et en VO ça donne quoi ? Un joyeux foutoir. Où les acteurs américains parlent anglais alors qu’ils jouent un rôle de français, notamment quand ils parlent entre « français ». Ou encore chacun parlant dans sa langue maternelle et arrivent quand même à se comprendre. Quant à De Gaulle et Rainier (tous deux parlant français), l’un parle anglais (Tim Roth) tandis que l’autre lui répond en français puis en anglais (?!).
  5. Pour enfin situer Monaco sur une carte. Il faut le savoir : Monaco, c’est aussi facile à situer précisément pour les français que les pays d’Europe pour des américains. Allez placer un pays de 2 kilomètres carrés entre Nice, Grasse, La Turbie, Cap d’Ail…

    Monaco est hors de la carte.

  6. Ne plus confondre Grace de Monaco et Grace de Capitani. Croyez-moi, ça peut encore arriver. Même si avec le temps et la chirurgie esthétique, on se rapproche dangereusement de Frigide Barjot.
    Grace de Capitani

    Non, Frigide Barjot ne s’est pas (encore) mise au cinéma.

  7. Le discours Miss France de clôture de film. Il ne manquait plus que Jean-Pierre Foucault, le diadème étant déjà présent. Un immense moment, qui rappelle que l’amour est ce qui sauvera les peuples de l’oppression fasciste (ou à minima évitera que Monaco devienne un canton métropolitain). C’est ce que nous rappelait déjà Sophie Marceau en 2007. En plus défoncée il est vrai.


Grace de Monaco, un film d’Olivier Dahan avec Nicole Kidman, Tim Roth… Un grand merci à Gaumont pour l’invitation en avant-première 🙂 Sans rancune vous allez déchirer avec A Toute Epreuve, on en reparle bientôt ici même.

 

Mais qui a re-tué Pamela Rose ? Kad et O nous remettent une louche de potache

 

Bon, ok, nous étions déçus. Ben oui, on aurait voulu les voir en vrai ! Mais ils n’étaient pas disponibles. La faute à Nikos. Pour la peine, nous eûmes un mort d’excuse vidéo. Allez, ça ira pour cette fois.


Une semaine après la sortie de « Mais qui a re-tué Pamela Rose ? », on ne pouvait que faire un billet de blog dessus pour plusieurs raisons :

– si vous ne l’avez pas vu, il faut aller le voir

– si vous l’avez déjà vu, il faut aller le revoir

– si vous hésitez, dites vous qu’il y a un épisode du Kamoulox dedans (SPOILER)

– et si vous êtes fans de Renault Fuego, ce film est (aussi) pour vous.

Certes, vous pourriez nous accuser de non objectivité, immenses fans que Stan & Dam sont du duo Kad et Olivier (voire des fils spirituels cachés, osons le dire). Vous pourriez, et vous auriez raison. ET ALORS ?

Il est tellement rare de voir en France des comiques qui osent le non-sens, l’absurde, la parodie, le pastiche. A part la Cité de la Peur, rares sont ceux qui s’y sont essayés. Rendons grâce à Kad et O pour cela !

Et il est comment ce film d’ailleurs ?


La bande-annonce est trompeuse : c’est un mix entre des extraits du film et un inédit (la partie avec Barack Obama) tourné pour le congrès des exploitants à Deauville 1 an et demi avant la sortie du film.

Et nous étions là ! Derrière le combo, juste à côté du décor, tandis que la scène était tournée plusieurs fois et supervisée par Kad et O themselves.


Le film est bon. Neuf ans plus tard, c’est avec un grand plaisir que nous avons retrouvé ces deux ratés, qui prennent un plaisir apparent à jouer et à réaliser ensemble. Et nous avec ! L’intrigue est inversée (ils partent des USA vers la France), et le film recèle de plein de détails à regarder en second et troisième plan. Une bonne occasion d’aller le revoir.

La Fuego est bien sur là, et deux nouveaux guests font leur apparition : Omar Sy et Laurent Lafitte, nouveau duo prochainement réuni à l’affiche de « De l’autre côté du périf ». Sans compter le recul que prennent Kad et Olivier sur leur métier, faisant même l’objet d’une vanne (qu’il faut bien 30 secondes pour comprendre) sur Kad et sa tendance à être trop vu actuellement…

Bref, le film ravira les afficionados des deux gars et fera rire les amateurs des Nuls et Monty Python.

Bonus : la visite du plateau de tournage !

Parce que nous ne reculons devant rien et que j’ai saoulé François de la Gaumont, nous avons passé un moment sur l’un des plateaux de tournage du film. Voici la visite guidée de Air Force One par Stan & Dam !!!


Critique : Les Kaira, le film qu’on a envie de faire tourner

Ca fait près de deux mois que l’on parle des Kaira sur Stan&Dam (ici et ), car la Gaumont a eu l’excellente idée de nous inviter en avant avant première à découvrir le film avant de dérouler un plan promo d’enfer.

Qui a pu échapper aux Kaira ? Pas grand monde, entre les bande-annonces, les présences en plateaux TV, les avant-premières, les teasers et autres extraits que j’ai eu plaisir à distiller sur mon Facebook… Une analyse très complète se trouve d’ailleurs ici. Pourquoi un tel plan promo ? La crainte de rater une sortie alors que le moment choisi (le début des vacances) est idéal pour la cible (les jeunes) ?

J’avoue m’être posé la question, surtout étant donné que j’ai vu le film bien en avance. Car il est bon, presque à ma grande surprise. Non pas que je doutais de l’équipe du film, qui est bonne. J’avais plutôt un doute sur la capacité des trois lascars à arriver à « extrapoler » leurs personnages en dehors de la vignette du Kaïra Shopping et de leur donner suffisamment d’épaisseur pour tenir 90 minutes.

Pari gagné : pas de référence à Kaïra Shopping mais trois mecs qui zonent dans leur cité de Melun et qui vont essayer de prendre leur destin en main, à commencer par serrer une meuf (oui, je parle couramment djeuns dans ce billet).

Car le film est taillé pour les jeunes, tous les jeunes afin de séduire un public large, de ceux qui n’ont jamais foutu les pieds en banlieue à ceux qui la connaissent trop bien. La comédie est menée à toutes berzingues, reprenant des codes des films américains et français, accumulant une flopée de gags trash, avec en trame de fond l’ennui profond de la banlieue parisienne et l’envie de sortir de la grisaille tout en se laissant mener par sa testostérone : le film est principalement basé sur le sexe comme ressort d’intégration sociale et de rebondissement scénaristique. Tout en permettant aux ados ciblés de glousser tout en s’étouffant avec leur pop-corn et leur Pepsi (ceci est un placement produit, comme dans le film).

La cible est identifiée, les acteurs excellents (les Kaïra ne sont pas des comédiens à la base – bravo à eux- Eric Judor est juste magique, Alice Belaïdi et Pom Klementieff craquantes), la réal inventive (par Franck Gastambide l’une des Kaïra ! ), les guests bien présents (Canto, Damiens, Semoun…), le placement produit calibré (Pepsi, Dorcel, Skyrock), l’énergie à fond de bass-boost et une énoooorme envie de tout péter.

Bref, c’est la Haine version American Pie. Ca devrait plaire (c’est mon cas). Mais ce n’est pas le cas de tout le monde : le public va-t-il suivre ou se trouver caricaturé ?

Et comme t’as touché, t’achète la musique du film (qui devrait tourner cet été dans les bons Macumba) :


 

[La Pause de midi] C’est le son des Kaïra !

Sortie du film le 4 juillet ! Vu en avant-première, c’est une bonne comédie qui ravira les djeunnsss.

La bande-annonce est fidèle au film, pas de sur-promesse.

Et la bande-son déchire : DJ Cut Killer et surtout le générique de fin, le son des Kaïra ! (et un superbe placement produit de Pepsi, leur sponsor depuis un moment).



[La Pause de midi] Les Kairas : la bande-annonce !

Les Kaïras, ce sont les troisars de Kaïra Shopping qui se lancent dans le grand bain du cinéma.

J’avais une certains appréhension en allant le voir, et au final c’est frais, amusant, et ne tombe pas facilement dans la caricature.

Le scénario a bien su osciller entre comédie, humour décalé et gras type « frères Farelli », et quotidien d’une partie des habitants de banlieue parisienne.

Voici la bande-annonce !


Les Lyonnais : quand les gones jouent au gendarme et aux voleurs

Les Lyonnais jouent à la belote

Gaumont a eu la délicate attention (merci merci) de m’inviter à découvrir l’un des films évènement de cette fin d’année cinématographique : Intouchables Les Lyonnais.

Une fresque rugueuse et noire à la Olivier Marchal. Certes, ce n’est pas du MR73, le rythme est assez lent, mais les caractères sont tranchés, les dialogues vifs et personnages investis par leurs acteurs, à l’image de Gérard Lanvin dans le rôle de Momon pour la deuxième fois de sa vie (il l’a déjà incarné pour un téléfilm il y a quelques années).

Le film oscille entre une partie « reconstitution d’époque » qui est la partie réelle de l’histoire du gang des Lyonnais qui terrorisa une partie de la France dans les années 70, et une partie fictive où un personnage joué par Tcheky Karyo va pousser Momon à sortir de sa retraite.

Cette balance entre deux périodes de vie – les années 70 sont superbement reproduites avec des voitures d’époque rutilantes – est surprenante les 20 premières minutes du film, le temps de s’habituer aux visages (pas évident forcément, la ressemblance est parfois lointaine) et de comprendre qui est qui et les liens qui les unissent.

Une fois compris et accepté ce principe narratif, le film roule. L’image est léchée, précise, n’abusant pas des effets de style type « caméra à l’épaule à l’image tellement vibrante qu’on n’y voit rien ».


Le film exalte un seul et unique message : la nostalgie du « code d’honneur » perdu des gangsters, la parole donnée qui va d’ailleurs faire replonger Momon dans sa vie passée. Car « un voyou en sommeil reste un voyou », et Lanvin sait parfaitement incarner cet homme déchiré entre son envie de raccrocher pour l’amour de sa famille, et le respect de ce code d’honneur.

Paradoxalement, alors que la violence semble être devenu le langage unique des braqueurs des années 2000 (avec une scène de fusillade dans une salle d’attente d’un hôpital), c’est la police qui est décrite comme assagie, elle qui n’hésitait pas à torturer pour faire avouer les braqueurs dans les seventies. Surprenante oscillation d’une violence qui aurait changé de côté, elle dépeint la nostalgie d’un commissaire qui préférait quand les flingueurs avaient une parole, et la nostalgie de voyous qui trouvent que les petits jeunes n’ont plus de respect.

Par ce prisme, Olivier Marchal exprime une vraie sympathie pour ces Lyonnais aujourd’hui repentis, tout en gardant de l’estime pour son premier métier, flic. Peut-être une manière de trouver une réponse à la dissonance (ou paradoxe) d’être passé de « l’autre côté de la barrière » avec ce film.

Article initialement publié sur Chabadabada le blog des images qui bougent.

Limitless, film hallucinogène à voir sans modération

Pour l’avoir vu en avant-première, film est vraiment bien. Pas le film du siècle, mais un scénario efficace et une mise en image bluffante.

Une critique de très bon aloi en parle ici.


[Concours] Gagnez vos billets pour La Conquête

Depuis que j’ai eu l’occasion d’entrevoir le projet de La Conquête, je n’ai de cesse de « croire » en ce film. C’est, pour le cinéphile que je suis (ben oui, on peut-être Geek et aimer d’autres choses dans la vie), une vraie surprise de voir Gaumont prendre un risque tel.

Imaginez : les français se lancent dans un simili-biopic d’un personnage politique existant, vivant, et en fonction ! Un an avant les élections Présidentielles… Très très gonflé. J’adore !

Enfin du cinéma osé, qui marche sur le chemin des anglo-saxons (W d’Oliver Stone, State of the Play).

La Conquête (dont je ferai un billet de ressenti « ante projection » avant la sortie le 18 mai), c’est l’histoire d’un homme qui gagne le pouvoir et perd sa femme.

6 mai 2007, second tour de l’élection présidentielle. Alors que les Français s’apprêtent à élire leur nouveau Président, Nicolas Sarkozy, sûr de sa victoire, reste cloîtré chez lui, en peignoir, sombre et abattu. Toute la journée, il cherche à joindre Cécilia qui le fuit. Les cinq années qui viennent de s’écouler défilent: elles racontent l’irrésistible ascension de Sarkozy, semée de coups tordus, de coups de gueule et d’affrontements en coulisse.

Personnellement, je suis beaucoup plus friand du teaser que de la bande-annonce qui oscille entre comédie et film dramatique, et qui reflète mal l’idée que je me fais ce film (tout comme l’affiche, d’ailleurs).

La Conquête ne va pas laisser indifférent, à la hauteur du personnage dont il raconte la vie. Et pour vous faire une idée, je vous propose de gagner 5 billets pour deux personnes pour les premières projections du 18 mai. Pour cela, c’est simple : dites moi dans les commentaires ce que vous inspire ce film et ce que vous en attendez.

Merci de rester courtois car ça pourrait déraper rapidement !

Fin du jeu : dimanche 8 mai minuit.