dessin animé

Super Crapule vs Hadopi, exemple de propagande pédagogique

C’est en me promenant sur le blog de Cyril que je suis tombé sur cette vidéo proprement hallucinante. Diffusée sur France 5 (chaine du service publique, donc financée par mes deniers via la redevance), elle explique à heure de grande écoute pour les enfants les « bienfaits » d’Hadopi face au piratage, symbolisé par Super Crapule.


Que dire… Si ce n’est que je trouve le procédé totalement ignoble. S’attaquer à nos « chères têtes blondes » (comme le veut la formule consacrée et surannée) via un dessin animé (plutôt bien fait d’ailleurs, les codes sont bien respectés) et leur balancer un discours à sens unique totalement manichéen en utilisant un format innocent (le dessin animé), c’est d’un retors consommé. C’est presque de la drague à la sortie de l’école, sachet de bonbons à la main…

Mais ce qui me terrifie, c’est la propension du Gouvernement et des lobbys des majors a préparer nos enfants à être de parfait petits soldats consommateurs sans recul, formatés depuis leur plus tendre enfance. Cette fois-ci, c’est la doctrine de la détection anticipée délinquance des mineurs qui est utilisée : allons inculquer la bonne parole aux enfants dès le CP, celui qui en déviera (ou qui sera détecté comme tel) sera identifié comme un dangereux terroriste de la création intellectuelle. Et pour parfaire le tout, rajoutons une dose de terreur : 300000€ et la prison. Rien que ça ! Absolument pas traumatisant.

Une vertue à ce film : donner du poids à tous les messages pédagogiques délivrés depuis des années qui poussent à décoder ce qui passe à la télévision. Cette fois-ci, c’est sur, allez sur internet, au moins vous aurez la possibilité de penser par vous-même.

Epilogue : France 5 a fait amende honorable, et surpprimé la vidéo, évoquant des « erreurs factuelles »…

[La Pause de Midi] Super Durand nous sauvera tous

En fait, on pourrait croire, comme ça, que c’est le cousin germain de Super Dupont. Si c’est le cas, il a dû faire un long détour car il se trouve être japonais. En fait, son vrai nom est Urashiman, et il est en fuite après être tombé dans un tunnel spatiotempoel qui lui a fait perdre la mémoire et se retrouver de par là même à Tokyo en 2050.

Tout s’éclaire.

Point fort : un générique chanté à la truelle comme on savait en faire à l’époque.

PS : merci @fannyberrebi pour la trouvaille.


Une journée devant son ordinateur, en post-it stop motion

Y a rien à dire. Regardez et savourez. J’en ai pris plein les yeux.

Merci à Natacha Quester-Séméon.