critique

Avant première: Super 8

super8.jpgGrace à Allociné (que je remercie ici), j’ai pu voir en avant-première Super 8.

Le descriptif sur Allociné:

Eté 1979, une petite ville de l’Ohio. Alors qu’ils tournent un film en super 8, un groupe d’adolescents est témoin d’une spectaculaire catastrophe ferroviaire. Ils ne tardent pas à comprendre qu’il ne s’agit pas d’un accident. Peu après, des disparitions étonnantes et des événements inexplicables se produisent en ville, et la police tente de découvrir la vérité… Une vérité qu’aucun d’entre eux n’aurait pu imaginer.

 

 

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Quitter Tokyo ? « Je suis gêné pour mes amis japonais »

Cet article est issu de la veille quotidienne de Stan&Dam. Ils aiment mettre en avant des informations intéressantes vues sur le web, et les partager.

« L'inquiétude autour de la situation des Français de Tokyo me paraît indécente vis-à-vis de ceux qui, plus au nord, ont perdu leur famille, leur toit et leur travail », nous écrit Denys, qui vit et travaille à Tokyo. « Les capitaines qui ont quitté le navire ne sont même pas rares », critique un autre, « et la cause de cette panique, il faut la rechercher dans les informations propagées par nos médias et nos responsables », en lire plus


Lire l’article original ici:
Quitter Tokyo ? « Je suis gêné pour mes amis japonais »

« A bout portant », ça fait mal (critique et interview vidéo)

Invité à découvrir le nouveau film de Fred Cavayé « A bout portant », je ne pensais pas me prendre une claque pareille d’une production française.

Tout a commencé dans une rue sombre de Paris quelques mois auparavant, quand Pingoo me dit « je viens de voir un extrait de film non finalisé… c’est encore en travaux mais ça claque vraiment, j’ai hâte de voir la version finalisée ».

Ma curiosité étant piquée, j’ai suivi avec attention les avancées de « A bout portant », jusqu’à être invité à l’avant-première en présence de Fred Cavayé, le réal, que je n’ai pu résister d’interviewer :


« Pourvu que cela vous plaise, sinon les français vont continuer à faire des films dans des cuisines pendant longtemps »

C’est LA phrase lancée par Fred à une salle attentive et curieuse : un thriller français c’est déjà assez rare comme ça… donc s’il pouvait être bien , ça éviterait de dézinguer le genre et décourager les producteurs comme Gaumont pour les 15 ans qui viennent.

Parce qu’un producteur, c’est fragile, c’est facilement apeuré, et ça revient naturellement vers ce qui marche (en France) : le film intimiste tourné dans un appartement parisien tandis que la grisaille de la fin de journée emplie les protagonistes d’une mélancolie post-trentenaire cachant maladroitement un lourd secret.

Remarquez, quand on voit ce qui a flingué le genre « science-fiction » en France, je peux tout à fait comprendre :


Le pitch :

Tout va pour le mieux pour Samuel et Nadia : lui est bientôt infirmier et elle, attend son premier enfant. Mais tout bascule lorsque Nadia se fait kidnapper sous l’oeil impuissant de Samuel. A son réveil, son portable retentit : il a trois heures pour sortir de l’hôpital dans lequel il travaille un homme sous surveillance policière. Le destin de Samuel est désormais lié à celui de Sartet, une figure du banditisme activement recherchée par tous les services de police. S’il veut revoir sa femme vivante, Samuel doit faire vite…

Alors, c’est bien ?

Oui, c’est bien. Pas le film du siècle, non. Mais un bon moment : très rythmé, de longues course-poursuites, des acteurs impeccables comme Gilles Lellouche et Roschdy Zem.

Le scénario commence assez classique – presque téléfilm – pour monter crescendo peu à peu, selon la logique des dominos : l’un entraîne l’autre, sans trop savoir quand est ce que cela va s’arrêter. C’est la grande qualité de ce film basé sur un scénario musclé.

C’est pas trop caricatural ?

D’aucune dise qu’il y a de multiples erreurs dans le film. Peut-être. Il y a des l’inspiration américaine dans les course-poursuites, et pour moi ce n’est pas une erreur en soi. Même si la station de métro parisienne Opéra est pour l’occasion fusionnée avec celle de Saint Lazare, mais passons…

En revanche, il est vrai que Gérard joue trop à Lanvin : taciturne, articulant à peine ses répliques pour se donner un air de dur, c’est limite carton jaune. Moi, je préférais le Lanvin en chevalier blanc ou en livreur :


Faut y aller ?

Oui, ne serait-ce que pour éviter d’avoir des films tournés dans des cusines pour les 10 ans qui viennent.

Au pire, si vous l’avez raté, ça fera une excellente soirée DVD ou VOD sur la nouvelle Freebox.

PS : ce film ferait un parfait candidat pour un remake US, à l’image du premier de Fred Cavayé « Pour Elle » qui est devenu « Les trois prochains jours » en traversant l’Atlantique.

The Social Network, critique bavarde de Mark Zuckenberg

The social network

L’avis de Stan

Le dernier film de David Fincher

C’est quoi ?

Il s’agit de la genèse de Facebook mais au sens conflit d’intérêt interpersonnel.
Le film s’intéresse principalement au procès de Mark Zuckerberg: contre des élèves d’Harvard et contre son seul meilleur ami (qui soit dit en passant a financé le début de l’aventure)

Une soirée bien arrosée d’octobre 2003, Mark Zuckerberg, un étudiant qui vient de se faire plaquer par sa petite amie, pirate le système informatique de l’Université de Harvard pour créer un site, une base de données de toutes les filles du campus. Il affiche côte à côte deux photos et demande à l’utilisateur de voter pour la plus canon. Il baptise le site Facemash. Le succès est instantané : l’information se diffuse à la vitesse de l’éclair et le site devient viral, détruisant tout le système de Harvard et générant une controverse sur le campus à cause de sa misogynie. Mark est accusé d’avoir violé intentionnellement la sécurité, les droits de reproduction et le respect de la vie privée. C’est pourtant à ce moment qu’est né ce qui deviendra Facebook. (Allociné grâce à qui nous avons pu voir le film)

C’est bien ?

Euh bof
D’abord c’est long très lonnnnng.

C’est aussi touffu. Il n’y a pas de lien entre les divers épisodes de l’histoire (ce qui est comble pour une sorte de biopic)

C’est bien joué. Les acteurs sont crédible …et heureusement parce que la réalisation ce n’est pas ça. Le montage est trop saccadé. On se voit plaqué entre des histoires et des plans sans queue ni tête (et comme disait Kad et O, le montage c’est important)

Ce qui pêche dans tout ce film, c’est quelque part belle et bien le script. Aaron Sorkin n’est pas un fan d’internet (la preuve) ni de Facebook (un comble en vidéo).

Au final

Du temps à perdre ?
Une carte ciné ?

Sinon passez votre chemin

L’avis de Dam

S’il est une critique que je trouve très proche de ce que j’ai ressenti à la projection en avant-première (merci le Club 300 Allociné) c’est celle de David Abiker. En clair, le film a vraiment deux parties, assez distinctes, et un rythme assez particulier.

Tout d’abord, oubliez toute critique concernant Facebook, ce n’est pas le propos du film. Ici on parle de son géniteur, un Nerd (et pas un Geek, merci) qui a créé Facebook parce qu’il était rejeté des Confréries étudiantes. Un point de départ passionnant, un trauma parfait pour un scénario qui va dérouler la création de ce réseau social.

Si ce n’est que voir des jeunes adultes tapoter sur des claviers ce n’est guère enthousiasmant. Donc il va falloir trouver quelque chose, d’autant plus qu’il n’y a pas de « vrai » méchant, ni de faille spatio-temporelle ou d’extra-terrestres. Donc va falloir trouver autre chose… Comme par exemple se concentrer à coups de flash-backs sur la personnalité complexe du petit Mark au travers des deux procès qui lui dont intentés.

Donc ça devient lourdeau… Excepté quelques scènes (la boite de nuit, la course d’aviron) où Fincher se dit qu’il peut à nouveau se lâcher : et vas-y que je pousse les décibels et que je te fais des plans de une seconde avec dix caméras dans la scène.

Et puis, d’un seul coup, le film rebascule dans une linéarité plus classique, et plus confortable pour tout le monde (le scénariste et le réal compris), on se remet d’aplomb et on déroule. Soit. Dommage car c’est presque la fin du film.

En fait, The Social Network est un film bavard. Très. Trop bavard. Car il est bien connu qu’un petit génie à la limite de l’autisme social se doit de parler à une vitesse hallucinante tout en zappant entre dix sujets et conversations. C’est ce côté presque caricatural (car après tout peut-être que le Mark en question est comme cela dans la vraie vie) qui est énervant. Même si les acteurs sont géniaux, notamment un Justin Timberlake surprenant.

A part ça, les jumeaux Winklevoss étaient effectivement beaux, sportifs et brillants. Mark Zuckerberg avait toutes les raisons de les détester et vouloir les doubler. Où comment le tout à l’Ego peut mener au plus grand réseau social au monde.

Les Etrusques me poursuivent dans mon sommeil… [critique de livre]

« Tu aimes les thriller ? » me demanda-t-il par DM. « Oui », répondis-je, interloqué et piqué de curiosité. « Ok, laisse moi ton adresse ».

Old fashion ! pensai-je. Recevoir un livre papier, à l’heure de l’iPad et du tout numérique… Soit. Jouons le jeu. Après tout, j’aime ce côté délicieusement vintage et romantique du livre mystère.

L’enveloppe ne tarda pas à se glisser par la fente de la boite aux lettres, attendant au chaud que je vienne l’en retirer à la nuit tombée, de retour du boulot. Blanche, bombée, mon adresse à l’encre noire ne laissait deviner aucune marque extérieure d’identité. A l’aune de l’ouvrage que je trouvai dorloté dans le papier bulles :

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A part chez les Comics, XXX ne me disait rien. Le titre du livre non plus, si ce n’est l’évocation d’une civilisation perdue. Un ou des auteurs ? Direction Google pour en avoir le coeur Net.

Les Nouveaux Auteurs… « Donner une chance à tous les nouveaux auteurs d’être publiés ».  Je découvrais les comités de lecture citoyens (j’ignorais que les blogueurs en faisaient partie, une nouveauté sans doute pour médiatiser l’excellente l’initiative), « réelle opportunité de passer l’étape du comité en s’affranchissant des comités occultes. (…) Pour chaque ouvrage, les notes sont affichées et les fiches de lecture détaillées mises en ligne, en plus d’un blog d’Auteur et d’un extrait significatif. Chaque livre sera disponible via internet sous 24 heures et en librairie, exclusivement dans sa version papier. ». Le compte d’auteur version 2010, avec « jugement  » démocratique et mise en avant démultipliée, le tout liant dématérialisation (livre numérique) et imprimé. Belle initiative, qui me rappela lointainement, par son côté participatif, Chroniques de la rentrée Littéraire.

J’adoptais donc « Etrusques » comme on achèterait un poisson rouge pour ses enfants : on ne sait pas le temps que ça durera, ce n’était pas forcément prévu, et ça finira – au pire – aux toilettes ou – au mieux – sur l’une des étagères de la bibliothèque. Ses 267 pages allaient devenir mon indéfectible compagnon pour le temps de l’expérience.

Jours, week-end… « Etrusques » me suivait comme mon ombre, avec sa couverture anonyme attisant les convoitises et réveillant les envies de le feuilleter pour en percer son secret. Qui était derrière ? Ce blind book recelait-il d’un secret plus lourd encore que le noir de ses caractères ?

Le terme de thriller, flanqué sur la couverture monochrome, n’était pas à démentir. Au contraire, à la lecture je voyais parfaitement se dessiner les cases d’un hypothétique story-board qui pourrait servir de découpage à une mise en boite à images. Une structure quasi scénaristique pour une relation textuelle très directe, foisonnante, riche. Trop peut-être. La multitude de personnages, la syncopée des chapitres alternant – au début tout du moins – deux histoires parallèles emplies de meurtres n’étant pas forcément aisée à suivre. Mais elle servait à distiller suspense et rebondissements, avec une efficacité certaine.

Peu à peu, les pièces du puzzle se rejoignait et refermaient le piège avec elles, mon attention était captée par l’enchevêtrement des fils d’Ariane, les cliffhanger maitrisés et un climax distillé juste au bon moment. Un roman cinématographique je vous dit. Tellement bien que je demandais par moment si je ne tenais pas un script de film et que cette histoire de Nouveaux Auteurs n’était pas en fait une flamboyante farce destinée à masquer une évaluation de scénarios. Je me rendis compte alors que mon cerveau était ourdit par la trame complotante du livre, et que celle-ci était finalement efficace.

En refermant « Etrusques », je restais finalement avec un petit goût amer en bouche, celui d’une boisson trop enivrante pour être honnête et qui cache des faiblesses dans sa maturité. C’était une oeuvre efficace, bien écrite, aux personnages parfois un peu caricaturaux mais évitant le pire (pour cela je vous conseille « Je Tue« , à la trame exceptionnelle mais aux personnages désolant de crétinerie dialogué), à la gradation scénaristique maitrisée, mais le dénouement laisse quelque peu sur la faim par des pirouettes et approximations décevantes.Un peu comme si l’histoire dans laquelle nous avions été embarqué et à laquelle nous avions envie de croire devenait un tout petit peu too much pour éviter de dire « dommage mais bien tenté, presque un sans faute ».

Ma note : 7/10, avec une tendresse particulière pour l’évocation de ma ville de Coeur comme décor d’une partie du livre, Montpellier.

Watchmen, pas sur que ca marche en France [MOVIE]

J’ai enfin vu Watchmen

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et je suis trés mitigé

Déjà la BD:
torturée,
noire et compliquée.
Malgré tout ça, l’univers des Watchmens est fascinant.

Le film: ultra esthétique, très long (on peut le dire parfois ennuyeux mais bon il faut bien poser et les personnages et le contexte), paradoxalement moins complexe que la BD.

SPOILER ALERT

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ANDROID – Après le lancement

Ca fuse dans tous les sens à propos d’Android.

Sur Gizmodo, Andoid serait mauvais
Pour le business: Android manque d’une cible utilisateur précise. Android n’est ni business ni grand-public. Il ferait meme passer les restrictions de l’appStore pour du pain bénis. En vrac: pas de synchronisation exchange (ce n’est donc pas une priorité pour Google …. hors la synchronisation est primordiale sur un mobile qui représente l’espace personnel par excellence), pas de VPN, pas de gestion à distane de flotte (même à minima comme la nettoyage à distance du téléphone)
Open Source: c’est bien … mais du coup le système est ouvert aux quatres vents et donc vulnérable sur les bugs de sécurité (en même n’importe qui peut réparer ces bugs ? de plus il existe un système d’autorisation par application dans le système d’exploitation lui-même)
Android Market: il n’y a pas de restriction à la publication d’application ce qui pourrait entrainer une instabilité du système si l’utilisateur installe tout et n’importe quoi.
Enfin, il y a un gros risque à laisser les applications coeur d’Android à des tiers … qui est responsable si le système plante ?

Pas très rassurant tout ca (mais le système est jeune et Google sait s’adapter)

Toujours sur Gizmodo, des remarques sur l’interface: Dans la catégorie « fun » l’image de promotion d’Android avec un jeu des « 1 erreur » (réponse en fin du billet en même tout est indiqué sur l’image)

g1time2.png

L’interface d’Android se remarque surtout pour son manque de cohérence. Elle donne l’impression que des « bouts » ont été codé par des équipes différentes qui ne se parlaient pas.
Tout ca ne fait pas très serieux …. tout de même.

Réponse à la question de l’article: ce n’est pas la même heure sur l’horloge analogique et numérique …. Apple n’aurait jamais laissé passé une telle erreur dans sa communication. Qui a dit control freak ?