comédie

Les coulisses de Miko & Cartman ne foutent rien (vidéo)

C’est ce soir que Miko & Cartman, ex complices de Cauet, se lancent tous seuls dans le grand bain (via leur boite de prod Smokers) avec un show sur-mesure pour eux : « Miko & Cartman ne foutent rien« .


Très franchement : au début, j’étais pas client. Ou plutôt, c’était de Cauet dont je n’étais pas (ou plus) client. Je suis donc passé à côté de tout un pan de leurs réalisations passées, comme les « Fast Films » dont je me suis tapé l’intégralité récemment sur YouTube (je vous conseille notamment celui de Forest Gump).

Les aléas de la vie et plein de rencontres bien sympas en « a » (Hédia, Karima, Anouchka) ont fait que je me suis retrouvé en face des deux gars, et qu’il a bien fallu que j’en sache plus histoire de me faire une idée.

Et là, surprise : outre le fait que Cartman et Miko aient prêtés leurs voix à Scooter et Animal dans Muppet TV (l’éphémère reprise des Muppets par Cauet), ce qui leur vaut un +10 direct sur l’échelle de Casimir, j’ai découvert deux trentenaires à l’humour affuté et en totale osmose avec l’univers dans lequel je baigne (ok ils sont pas encore trop geeks mais je ne désespère pas…) comme dans « Miko & Cartman sans surveillance« .

Leur première série « comme des grands » qui débute ce soir 19 mai sur Comédie devrait finir de convaincre les réticents sur leurs capacités à se créer leur univers à base de références Nullesques (les parodies d’émissions TV, toutes excellentes) et de Sitcom comme Hélène et les Garçons avec guest-stars de toute bôôôté. Un vrai show, travaillé par les deux gars (ils ont écrit, filmé, monté, produit, post-produit) qui s’y sont mis à fond, jusqu’à truffer le lieu de tournage d’objets issus de leur « vraie vie » (à moins que ce ne soit une astuce pour ne pas louer un box chez « Une Pièce en Plus »).


Les ruptures de rythmes entre segments « sitcomesques » et les parodies peuvent surprendre. C’est assumé par le réalisateur, Joël Carvalho, et c’est la vraie prise de risque pour Michael et Nicolas (les vrais patronymes de Miko & Cartman).


Car si le pitch de la série parait assez simple (« Ces deux colocataires trentenaires devraient chercher du boulot mais au lieu de cela, ils passent leur temps à regarder la télé, lire « Voitout » et surfer sur le web. Assis sur leur canapé, ils vivotent dans leur appartement où s’entassent journaux télé, consoles désossées et vinyles collectors de Shalamar ! »), c’est l’alchimie de l’ensemble qui peut faire s’élever la montgolfière ou planter le soufflé.

Justement, est ce que « ça marche » ? Oui. Visuellement très travaillée, la série ravira leurs fans, et devrait en séduire de nouveaux (comme moi), même si je trouve que certains tronçons inter-parodies devraient être plus travaillés dans les vannes pour être plus percutantes.

La liste des invités (que des copains) est assez impressionnante, et renforce la complicité que l’on peut avoir avec ces deux glandeurs. On rêverait au final d’être à leur place, dans ce magnifique loft d’adulescents, rejouant leur Friends à eux sous l’œil complice d’un écran télé à la diagonale inconnue.

Perso, je rêverais d’en faire une web-série avec des épisodes plus courts et des guests venant aussi du web (certes ils sont moins connus mais la viralité entre blogueurs serait violente !).

Dernier point : n’auraient-ils pas déjà pris la grosse tête ? Je vous laisse juger 😉


[Critique ciné] Coup de foudre pour l’Arnacoeur

Stan&Dam ne sont pas que des Geeks assoifés de nouveautés technologiques. Non. Ils aiment aussi les salles obscures en Dolby Digital 7.1 THX full duplex et les images en cinémascope. Voici donc la critique ciné de la semaine !

Invité il y a quelques semaines à voir en avant-avant-première le premier film de Pascal Chaumeil avec Romain Duris et Vanessa Paradis, je dois avouer que je n’était pas vraiment chaud de prime-abord…

Une comédie romantique française ? Notez bien ces trois mots qui, juxtaposés, relèvent de l’exercice de style impossible que d’une réalité probable. Bref, du grand n’importe quoi.

Laissons le bénéfice du doute à cette production, je serai toujours à temps d’en faire un billet Baltringue. Sauf que…

Le synopsys n’est pas si idiot que cela, et vaut une comédie américaine standard :

Votre fille sort avec un sale type ? Votre soeur s’est enlisée dans une relation passionnelle destructrice ? Aujourd’hui, il existe une solution radicale, elle s’appelle Alex. Son métier : briseur de couple professionnel. Sa méthode : la séduction. Sa mission : transformer n’importe quel petit ami en ex. Mais Alex a une éthique, il ne s’attaque qu’aux couples dont la femme est malheureuse. Alors pourquoi accepter de briser un couple épanoui de riches trentenaires qui se marie dans une semaine ?

A l’affiche : Vanessa Paradis et Romain Duris. Le lieu : Monte-Carlo. Belles images, voitures luxueuses. Un film distribué par Universal Pictures International. Bref, un bizarre sentiment de film construit pour d’emblée séduire le marché international via une french touch assez fine.

Première surprise, le couple d’acteurs vedettes sont secondés par un couple qui va jouer le rôle (très savoureux) de contre-point comique : Julie Ferrier et François Damiens. Leur duo fonctionne à merveille, Julie Ferrier usant (voire abusant) de ses travestissements habituels, et François Damiens confirmant son rôle de belge déjanté déjà entr’aperçu dans Dikenekk.

Deuxième surprise : le film tient la route. C’est frais, c’est bourré de clins d’oeil (la danse de Vanessa et Romain sur Dirty Dancing vaut le détour), les seconds rôles (au premier chef Helena Noguerra, soeur de Lio, en nymphomane avérée) sont savoureux, ça pulse, les temps morts sont rares.

Au final, on ne perd pas de temps, on rigole, on sourit, et on passe un excellent moment avec cette équipe de pieds nickelés briseurs de couples. C’est une comédie romantique « à la française sauce US » (je déteste cette expression mais le baiser de fin sur fond de french riviera avec des vélos qui passent ne laisse aucun doute à ce sujet) taillé pour réussir en dehors de nos frontières.

Le petit plus : le doubleur officiel de Mel Gibson, Jacques Franz, qui joue le rôle du père de Vanessa Paradis. Un acteur malheureusement plus entendu que vu à l’écran.

Verdict : allez-y pour y passer un bon moment avec votre copain/ine.