club 300

The Artist : 30 minutes avec Jean Dujardin et Serge Hazanavicius (vidéo)

Stan&Dam ont eu le privilège de voir The Artist (qui sort demain) en avant-première grâce au Club 300 (Sainte Maelis, sois remerciée) en présence de l’équipe !

Jean Dujardin, Serge Hazanavicius (l’ome derrière OSS 117 et Le Grand Détournement) et Thomas Langmann (le producteur capable du pire comme du meilleur, la preuve) ont accepté de répondre à une salle bondée de blogueurs ciné.

De questions très pointues en remarques insignifiantes, de déclarations enflammées à des remerciements sincères, revivez ces 30 minutes uncut.

Oué, nous on ose. On n’a pas peur.

PS : Stan a aimé pas mal le film… moi j’ai adoré. Peut-être suis je plus enclin à la nostalgie des vieux films noir et blanc. Deux salles, deux ambiances !

Partie 1


Partie 2


The Social Network, critique bavarde de Mark Zuckenberg

The social network

L’avis de Stan

Le dernier film de David Fincher

C’est quoi ?

Il s’agit de la genèse de Facebook mais au sens conflit d’intérêt interpersonnel.
Le film s’intéresse principalement au procès de Mark Zuckerberg: contre des élèves d’Harvard et contre son seul meilleur ami (qui soit dit en passant a financé le début de l’aventure)

Une soirée bien arrosée d’octobre 2003, Mark Zuckerberg, un étudiant qui vient de se faire plaquer par sa petite amie, pirate le système informatique de l’Université de Harvard pour créer un site, une base de données de toutes les filles du campus. Il affiche côte à côte deux photos et demande à l’utilisateur de voter pour la plus canon. Il baptise le site Facemash. Le succès est instantané : l’information se diffuse à la vitesse de l’éclair et le site devient viral, détruisant tout le système de Harvard et générant une controverse sur le campus à cause de sa misogynie. Mark est accusé d’avoir violé intentionnellement la sécurité, les droits de reproduction et le respect de la vie privée. C’est pourtant à ce moment qu’est né ce qui deviendra Facebook. (Allociné grâce à qui nous avons pu voir le film)

C’est bien ?

Euh bof
D’abord c’est long très lonnnnng.

C’est aussi touffu. Il n’y a pas de lien entre les divers épisodes de l’histoire (ce qui est comble pour une sorte de biopic)

C’est bien joué. Les acteurs sont crédible …et heureusement parce que la réalisation ce n’est pas ça. Le montage est trop saccadé. On se voit plaqué entre des histoires et des plans sans queue ni tête (et comme disait Kad et O, le montage c’est important)

Ce qui pêche dans tout ce film, c’est quelque part belle et bien le script. Aaron Sorkin n’est pas un fan d’internet (la preuve) ni de Facebook (un comble en vidéo).

Au final

Du temps à perdre ?
Une carte ciné ?

Sinon passez votre chemin

L’avis de Dam

S’il est une critique que je trouve très proche de ce que j’ai ressenti à la projection en avant-première (merci le Club 300 Allociné) c’est celle de David Abiker. En clair, le film a vraiment deux parties, assez distinctes, et un rythme assez particulier.

Tout d’abord, oubliez toute critique concernant Facebook, ce n’est pas le propos du film. Ici on parle de son géniteur, un Nerd (et pas un Geek, merci) qui a créé Facebook parce qu’il était rejeté des Confréries étudiantes. Un point de départ passionnant, un trauma parfait pour un scénario qui va dérouler la création de ce réseau social.

Si ce n’est que voir des jeunes adultes tapoter sur des claviers ce n’est guère enthousiasmant. Donc il va falloir trouver quelque chose, d’autant plus qu’il n’y a pas de « vrai » méchant, ni de faille spatio-temporelle ou d’extra-terrestres. Donc va falloir trouver autre chose… Comme par exemple se concentrer à coups de flash-backs sur la personnalité complexe du petit Mark au travers des deux procès qui lui dont intentés.

Donc ça devient lourdeau… Excepté quelques scènes (la boite de nuit, la course d’aviron) où Fincher se dit qu’il peut à nouveau se lâcher : et vas-y que je pousse les décibels et que je te fais des plans de une seconde avec dix caméras dans la scène.

Et puis, d’un seul coup, le film rebascule dans une linéarité plus classique, et plus confortable pour tout le monde (le scénariste et le réal compris), on se remet d’aplomb et on déroule. Soit. Dommage car c’est presque la fin du film.

En fait, The Social Network est un film bavard. Très. Trop bavard. Car il est bien connu qu’un petit génie à la limite de l’autisme social se doit de parler à une vitesse hallucinante tout en zappant entre dix sujets et conversations. C’est ce côté presque caricatural (car après tout peut-être que le Mark en question est comme cela dans la vraie vie) qui est énervant. Même si les acteurs sont géniaux, notamment un Justin Timberlake surprenant.

A part ça, les jumeaux Winklevoss étaient effectivement beaux, sportifs et brillants. Mark Zuckerberg avait toutes les raisons de les détester et vouloir les doubler. Où comment le tout à l’Ego peut mener au plus grand réseau social au monde.

[Club 300] Arte se la joue Invincibles

Disclaimer : merci à Fanny Berrebi pour avoir accepté de se rendre en notre nom à une soirée sans alcool chez Arte, et au Club 300 Allociné et son sympathique GO Al Amine pour l’invitation.

J’ai de la chance.

J’ai été nommée envoyée spéciale par le premier couple alpha-geek-flemmard de la blogosphère [NDS&D : toi-même !] pour aller voir à leur place la nouvelle série d’Arte : les Invincibles.

Et écrire à leur place, s’entend.

Je me suis donc rendue d’un pas alerte à Issy, là bas dans les locaux d’Arte, non sans songer que faire des blagues de merde comme Issy/Là bas sur stanetdam.com, c’est un peu le but d’une vie ou rien du tout, finalement.

Et me suis préparée à découvrir comment Arte avait ouvert sa grande lucarne culturelle au petit peuple amateur de sitcoms , et comment ils avaient bien réussi leur coup en matière de produit, et beaucoup moins en matière de communication autour.

Illustration produit :

4 garçons (pleins d’avenir) frôlant la trentaine angoissante, décident en chœur de se pourrir la vie en faisant d’une pierre quatre coups (et non d’une paire quatre couilles, hein sinon c’est pas logique). Ils signent un pacte dans lequel ils s’engagent à quitter leurs femelles respectives à 21h30 précises, non sans synchroniser leurs montres comme des Parker Lewis dépressifs.

Duquel acte complètement révolutionno-débile s’en suivra une série de scènes cocasses, campées par des personnages aussi improbables que la réussite de leur entreprise.

Le tout, entrecoupé de scènes d’interviews, dans lesquelles ils subliment leur actes par des explications insensées en rapport avec la déclaration des droits de l’homme ainsi que des scènes de « comics » qui n’ont rien à voir avec la choucroute, pourrait-on dire.

Mais moi je savais bien qu’on était sur Arte et qu’il fallait pas me prendre pour une biquette : Comme de par hasard tu prends 4 hommes de 30 ans, dûment élevés au Club Dorothée et à la crise économique, tu leur mets une vie normale, tu explores leur subconscient fait de jeux de rôles et de super-héros, tu mélanges et tu obtiens … un homme.

Belle étude sociologeek qui devrait plaire à mes hôtes.

N’en déplaise à Stan&Dam [NDS&D : nous, on a rien dit].

Je veux dire.


Illustration communication autour :

Un homme. Que l’on pourrait qualifier de séculaire à antédiluvien nous présente le programme. Ses mains, dûment croisées dans son dos voûté par le poids d’une vie où se mêlent déceptions, chagrins et dures luttes, il nous relate la genèse d’un projet porteur de sens et psychologiquement subversif qui devra, à n’en pas douter, révolutionner la programmation de la chaîne que nous pourrons sans peine qualifier de « chiante », comme le confirma la productrice toute contente de nous proposer « enfin un programme amusant ».

Je me suis bien amusée, cependant. Car le programme est enlevé, fin, subtil (enfin !) et toutefois drôlement drôle.

Ce n’est que quand l’auteur(e) a commencé à nous expliquer les trois niveaux de narration et la genèse quantique de la création sur le principe de la réalité imaginée, de l’idéalisme, ponctuant ses phrases de sentences à forte teneur en philosophie telles que « la liberté ne vaut rien si on ne sait pas quoi en faire » que je me suis souvenue ou j’étais. Chez Arte, donc.

Ce qu’elle a immédiatement confirmé en terminant son opus par cette phrase inoubliable « on s’est dit, on est sur Arte, on peut expérimenter ».

Un programme à découvrir cependant, entre « La ferme célébrités » et « confessions intimes », histoire de se souvenir comment fonctionnent nos neurones (pour peu qu’ensuite on comprenne les articles de Stan, ce sera toujours ça de gagné).

[NDS&D : Et en plus, c’est adapté d’une série québécoise, c’est vous dire, Tabernac’ !]

Pour conclure : la preuve en images


Fiche technique de la série (casting, production, choucroute garnie).

Gainsbourg, vie héroïque : la bande-annonce ! [FILM]

Trouvé sur le blog de Thomas Clément, je trouve cela très prometteur. Les personnages ont une ressemblance frappante avec leurs originaux, la reconstitution semble de très bonne qualité.