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Kia : l’attaque des Ceed

Un jour à midi, au bureau… Je m’apprête à aller déjeuner, quand soudain un coursier m’apporte une bien curieuse enveloppe :

Lancement de la KIA cee'd Paris #ceedattack

 

Dedans, un dictaphone « vintage » très « Mission Impossible », et un message, avec une voix qui m’est familière :

[youtube IZK828Bl4yE]

Direction Twitter où je découvre, via le #mamission, que quelques blogueurs ont aussi reçu ce paquet. Le compte @mamission nous interpelle : de nouvelles instructions vont suivre très vite.

Plusieurs suppositions se font jour, et l’une d’elle semble tenir la route : nous serions face à un nouveau jeu concocté par Kia, dans un esprit proche du Chat pour la Picanto.

Effectivement, quelques jours plus tard je recevais ce paquet :

Lancement de la KIA cee'd Paris #ceedattack

Directio le site indiqué pour m’inscrire à une immense chasse au trésor le 15 avril matin à Paris : des dizaines de voitures bachées qui envahissent les rues de la capitale, 1 seule vraie KIA Cee’d à retrouver dans les rues du 9e arrondissement, 5 900 postulants au jeu et 600 participants. Objectif : trouver la Cee’d pour la gagner !

Arrivé sur les lieux, remise d’un plan du quartier et d’un dossard histoire d’être bien ridicule jusqu’au bout entre blogueurs et dans les rues de Paris :

Lancement de la KIA cee'd Paris #ceedattack

Le résultat est conforme à celui montré dans ce film : une course frénétique dans les rues du quartier – sans aucun indice – à découvrir toutes les voitures bâchées, et un gagnant que l’on déteste bien immédiatement, surtout quand on réalise que l’on était à une rue de là où était la voiture…

[youtube mUS-yV3WSy0]

Conclusion : un excellent moment (et un très bon brunch ensuite) passé à chercher cette voiture, une expérience de marque renouvelée, un buzz de bonne facture très sympa. J’attend la sortie de la prochaine Kia 🙂

PS : normalement nous devrions pouvoir tester prochainement la Cee’d…

PPS : plus d’images de la matinée ici.

Test : voyage en Ford Mondeo

Ahhh les blogueurs, comme nous sommes bien traités par les marques (merci Ford)… Et dans ce cas ici présent, c’est un vrai plaisir que d’avoir eu la possibilité de piloter tout un week-end une Ford Mondeo dans son plus bel appârat. Je précise que je n’avais jamais conduit de Ford récente, excepté la Focus 1 Phase 1 de mes parents et que j’en gardais un bon souvenir.

Direction la côte normande et Deauville au volant de ce superbe vaisseau !

Première rencontre

La voiture est imposante, ça change de ma Smart Roadster. La ligne est fluide, le capot plongeant et les lignes tendues, qui font de cette grosse berline familiale une voiture sportive dans l’âme. Les phares avant empiétant sur les flancs confirment cette sensation de dynamisme.

De petits détails, comme les empiètements de portes signés Ford ou les petites grilles de flancs, très « Jaguar » dans l’esprit, soulignent le degré de finition de la voiture et se marient harmonieusement aux chromes encerclant les vitres.

Le « Kinetic Design » de Ford est ici très bien exploité, et marie lignes « en mouvement » avec une allure statutaire du plus bel effet. Bref, ça donne envie de la conduire. Dont acte.

Ford_Mondeo.jpg

Faisons connaissance

A l’intérieur, ce qui saute aux yeux c’est… le silence. Ceci est dû à un vinyle acoustique spécialement prévu à cet effet est installé entre deux couches de vitre du pare-brise pour atténuer le bruit. Et immédiatement, associé à cette quiétude, la qualité des matériaux utilisés. C’est noble, bien ajusté, le noir du cuir et des plastiques se mélangent élégamment avec le gris de la console et le chromé de certains boutons. Classe.

Les boutons et poignets de portes tombent sous la main, le pare-brise est large, la voiture lumineuse. Des petits détails facilitent la conduite, comme le système de détection anti-angle mort qui fait s’allumer un voyant orange dans le rétroviseur extérieur si danger. Un détecteur fait passer des feux de route aux feux de croisement dès que le système détecte un véhicule venant en sens inverse ou un niveau d’éclairage prédéfini. Inversement, le système détecte si la voie est libre avant de passer automatiquement en feux de route.

De nombreuses trappes permettent de ranger bouteilles, cartes… et de voyager l’esprit tranquille. Un capteur de qualité de l’air met automatiquement la climatisation bi-zone en mode recyclage lorsque la qualité de l’air se dégrade, et inversement lorsque la qualité de l’air s’améliore.

Electronique à tous les étages

Mais ce qui frappe immédiatement le Geek que je suis, c’est l’équipement électronique richement doté de la voiture. Certes, le système Sync n’est pas encore disponible en Europe mais le système de navigation SD PLUS s’y substitue plutôt bien.

Véritable bijou de la console centrale, ce système est le nec plus ultra en matière de navigation, de connectivité et de fonctionnalité grâce à l’écran tactile. Le GPS réagit à la vitesse de croisière en temps réel et aux dernières conditions de circulation pour offrir une estimation des temps d’arrivée et des informations sur le trajet plus précises. Ce système permet aussi de commander la radio, le téléphone (en bluetooth) et ainsi de récupérer son carnet d’adresse automatiquement, de passer des coups de fils et de lire de la musique. J’attendais de voir la compatibilité avec mon iPhone : parfaite, rien à redire.

En revanche, en termes d’ergonomie il y a des choses à revoir :  je dois avouer avoir passé bien 5 minutes à découvrir et comprendre comment certaines choses se commendaient. Idem pour la commande vocale qui permet de commander certaines fonctions de la console, je n’ai pas compris comment elle marchait. C’est un peu par hasard que je l’ai faite fonctionner.

Tout est commandable depuis le volant, afin de ne pas distraire le conducteur, au moyen de deux gros boutons très maniables : la musique, le limitateur de vitesse, le téléphone, le GPS… Un déport des informations essentielles est fait entre les deux cadrans du compteur de vitesse et du compte-tours, mentionnant au passage l’autonomie restante et si des portes sont restées ouvertes.

Ce qui m’a surpris : l’alerte de franchissement involontaire de ligne (AFIL, comme sur les Citroën). Activée par défaut, cette alerte tactile et visuelle s’enclenche lorsque le conducteur change de voie sans mettre le clignotant. Trois courtes vibrations sont envoyées à travers le volant et un témoin s’affiche sur le tableau de bord. Efficace.

Encore plus fort, le système d’alerte du conducteur. Il analyse en continu le niveau de vigilance du conducteur en évaluant la trajectoire et le comportement du véhicule. Lorsque le système détermine que l’attention du conducteur est inférieure à un certain niveau, le message « faites une pause » s’affiche sur le tableau de bord. S’il détecte une perte soudaine d’attention, telle qu’un franchissement de ligne, une alarme d’avertissement et des alertes visuelles supplémentaires avertissent le conducteur. J’ai testé ce dernier système en « faisant exprès » de perdre le contrôle : pas de faille, ça fonctionne.

Conduite

Au niveau conduite, c’est palace : la voiture est haute, donne une bonne visibilité de conduite, et la tenue de route est parfaite. Les suspensions ne sont pas trop dures, la direction juste, et la transmission PowerShift fait des merveilles : grâce à sa nouvelle transmission automatique à six rapports et double embrayage moderne, elle sélectionne habilement la vitesse suivante appropriée exactement au bon moment, pour des changements de rapport rapides sans perturber le flux de puissance.

Le moteur n’est pas en reste : l’injection directe, la suralimentation par turbo et le calage variable de la distribution sont de la partie. Puissance et reprises sont au rendez-vous.

Côté confort de conduite encore, un radar de recul s’enclenche dès que l’on passe la marche arrière, avec détection sonore des obstacles, caméra et aide au parking grâce à des « guides virtuels » sur le sol.

Verdict

22100€, c’est le prix minimum à mettre pour cette voiture qui est une « familiale plaisir ». Si j’ai été séduit par le confort de la voiture et son équipement haut de gamme, ma chérie a fortement apprécié la position de route, les réglages multiples et la facilité de conduite de la voiture, et ce malgré son gabarit. Facile à garer et à piloter, c’est avec regrets que je rendais les clés le lundi matin pour reprendre ma petite sportive deux places.

Suis-je pour autant dans la cible ? N’étant pas dans une recherche statutaire avec une famille (il y a de la place pour deux enfants facile), ce n’est pas la voiture à laquelle je penserais en premier. Mais cette excellente expérience de Ford pourrait m’orienter le moment venu vers une Focus.

Faire de la voiture une plateforme multimédia ouverte : l’exemple de Ford Sync (vidéo)

Lancé dès fin 2007 en Amérique du Nord, le système multimédia Ford SYNC équipe aujourd’hui plus de 4 millions de véhicules vendus par le groupe. Avec le lancement de la technologie au niveau mondial (Asie, Europe), Ford prévoit d’équiper plus de 9 millions de véhicules supplémentaires d’ici à 2015.

La plateforme multimédia développée avec Microsoft (c’est du Windows CE !!!) équipe 50% des véhicules vendus par les différentes marques du groupe. Le système est désormais disponible sur tous les véhicules des gammes Ford et Lincoln aux USA.

Il s’agit, pour la version de base, d’un système mains-libres à commandes vocales. Le système de Ford peut aussi appeler les secours en cas d’accident. Sur les versions supérieures, le SYNC est capable de faire office de GPS. En démocratisant ce service à toute la gamme, le constructeur peut se targuer de participer activement à la prévention des accidents en invitant les conducteurs à utiliser un système mains-libres.

Faire de la voiture une plateforme technologique ouverte

J’ai eu l’opportunité de découvrir en 2011 lors du CEBIT cette plateforme technologique qui préfigure la nouvelle conception des voitures par les constructeurs : en faire des plateformes technologiques, connectées, pouvant accueillir des programmes tiers (un peu comme Facebook passant des accords avec Spotify) pour enrichir l’expérience à bord tout en renforçant la sécurité et le continuum domicile – véhicule.

Ford SYNC est assez bluffant et très riche, à deux bémols près : le système que j’ai testé sur une Ford Focus était plutôt lent (la faute à l’usage de Windows CE ?), et l’interface pas assez réactive (écran résistif) et trop chargée. Ce dernier point me semble crucial, étant donné que l’usage se fait en voiture et donc qu’il est nécessaire de comprendre immédiatement l’usage d’une fonction sans avoir à devoir sortir le manuel ! or, si globalement tout se comprend bien, le fait que l’interface soit très riche ne rend pas intuitif le « touch to action ».

C’est ce que j’appelle le « iOS syndrom » : le fait d’être habitué (certains diront formatés) par des interfaces claires et simples fait qu’il parait impossible de ne pas avoir la même chose dans une voiture à plus de 17000€ (pour la Focus).

Mis à part cela, qui ne peut-être qu’améliorable, la richesse de fonctionnalités et la fluidité de fonctionnement (connexion bluetooth, reconnaissance vocale, jacks RCA et USB) en fait un must pour les amateurs de voitures technologiquement avancées.

Clairement, dès que le système sort en France, je vais le regarder de très près… sachant que Renault, Fiat et Peugeot sont en embuscade.

Jason Johnson, interview du créateur de Ford Sync

Jason est l’un des concepteurs clé du système Sync. Il a accepté de réponse à mes questions (en anglais) avec franchise, tout en maniant l’art subtil et consommé typiquement américain de savoir se dérober à certaines questions indiscrètes 😉

[youtube Ee4qSS2ieLY]

Démonstration privilégiée du Ford Sync

Je précise privilégiée car c’est Jason lui-même qui me l’a faite, aux côtés d’Elsa Bembarron journaliste high-tech au Figaro.

Utilisation d’un téléphone

[youtube 526l-OontzY]

Fonctionnalités principales

[youtube _phigNW4SIc]

Démonstration complète de Ford Sync

[youtube WzDlYNEVGJQ]