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[La Pause de midi] La Chanson du Dimanche chante les Invincibles en allemand

J’aurais dû me douter que Arte en ferait une version d’outre-Rhin. Mais la série elle-même a-t-elle été doublée ?

« Das Lied des Sonntags » en force !


Les Invicibles : premier épisode inédit en intégralité

PS : on n’a pas touché d’argent pour cette diffusion, sinon nous n’étions pas au courant et on s’est fait avoir. Notre numéro de CCP est dans le A Propos.

Les Invicibles arrivent sur Arte dès ce soir, mardi 9 mars. 4 potes qui signent un pacte et larguent tout pour une nouvelle vie. Symbolique de la crise de la trentaine, nous avions vu et critiqué ce programme chez Arte en avant-première.

Après avoir bravé les molosses de la sécurité de la boite de production, voici le premier épisode qui sera diffusé ce soir sur Arte en avant-première. Générique chanté par « La Chanson du Dimanche », acteurs inspirés, Stan&Dam aiment !

C’est tous les mardi à 22h30 sur Arte (oui oui vous avez bien lu). Et ici sur le web.

[Club 300] Arte se la joue Invincibles

Disclaimer : merci à Fanny Berrebi pour avoir accepté de se rendre en notre nom à une soirée sans alcool chez Arte, et au Club 300 Allociné et son sympathique GO Al Amine pour l’invitation.

J’ai de la chance.

J’ai été nommée envoyée spéciale par le premier couple alpha-geek-flemmard de la blogosphère [NDS&D : toi-même !] pour aller voir à leur place la nouvelle série d’Arte : les Invincibles.

Et écrire à leur place, s’entend.

Je me suis donc rendue d’un pas alerte à Issy, là bas dans les locaux d’Arte, non sans songer que faire des blagues de merde comme Issy/Là bas sur stanetdam.com, c’est un peu le but d’une vie ou rien du tout, finalement.

Et me suis préparée à découvrir comment Arte avait ouvert sa grande lucarne culturelle au petit peuple amateur de sitcoms , et comment ils avaient bien réussi leur coup en matière de produit, et beaucoup moins en matière de communication autour.

Illustration produit :

4 garçons (pleins d’avenir) frôlant la trentaine angoissante, décident en chœur de se pourrir la vie en faisant d’une pierre quatre coups (et non d’une paire quatre couilles, hein sinon c’est pas logique). Ils signent un pacte dans lequel ils s’engagent à quitter leurs femelles respectives à 21h30 précises, non sans synchroniser leurs montres comme des Parker Lewis dépressifs.

Duquel acte complètement révolutionno-débile s’en suivra une série de scènes cocasses, campées par des personnages aussi improbables que la réussite de leur entreprise.

Le tout, entrecoupé de scènes d’interviews, dans lesquelles ils subliment leur actes par des explications insensées en rapport avec la déclaration des droits de l’homme ainsi que des scènes de « comics » qui n’ont rien à voir avec la choucroute, pourrait-on dire.

Mais moi je savais bien qu’on était sur Arte et qu’il fallait pas me prendre pour une biquette : Comme de par hasard tu prends 4 hommes de 30 ans, dûment élevés au Club Dorothée et à la crise économique, tu leur mets une vie normale, tu explores leur subconscient fait de jeux de rôles et de super-héros, tu mélanges et tu obtiens … un homme.

Belle étude sociologeek qui devrait plaire à mes hôtes.

N’en déplaise à Stan&Dam [NDS&D : nous, on a rien dit].

Je veux dire.


Illustration communication autour :

Un homme. Que l’on pourrait qualifier de séculaire à antédiluvien nous présente le programme. Ses mains, dûment croisées dans son dos voûté par le poids d’une vie où se mêlent déceptions, chagrins et dures luttes, il nous relate la genèse d’un projet porteur de sens et psychologiquement subversif qui devra, à n’en pas douter, révolutionner la programmation de la chaîne que nous pourrons sans peine qualifier de « chiante », comme le confirma la productrice toute contente de nous proposer « enfin un programme amusant ».

Je me suis bien amusée, cependant. Car le programme est enlevé, fin, subtil (enfin !) et toutefois drôlement drôle.

Ce n’est que quand l’auteur(e) a commencé à nous expliquer les trois niveaux de narration et la genèse quantique de la création sur le principe de la réalité imaginée, de l’idéalisme, ponctuant ses phrases de sentences à forte teneur en philosophie telles que « la liberté ne vaut rien si on ne sait pas quoi en faire » que je me suis souvenue ou j’étais. Chez Arte, donc.

Ce qu’elle a immédiatement confirmé en terminant son opus par cette phrase inoubliable « on s’est dit, on est sur Arte, on peut expérimenter ».

Un programme à découvrir cependant, entre « La ferme célébrités » et « confessions intimes », histoire de se souvenir comment fonctionnent nos neurones (pour peu qu’ensuite on comprenne les articles de Stan, ce sera toujours ça de gagné).

[NDS&D : Et en plus, c’est adapté d’une série québécoise, c’est vous dire, Tabernac’ !]

Pour conclure : la preuve en images


Fiche technique de la série (casting, production, choucroute garnie).