Dossiers, analyses et tests

Les dossiers thématiques et la futurologie vu par S&D

iTunes … « One Library to rule them all »

Bon ok. C’est nul comme référence.
En même temps, ce titre explique un peu le problème auquel on peut être confronté.

Imaginons, vous avez une librairie iTunes sur un Mac ou un PC.
Vous voulez la partager.

Pas de problème:
Préférence/Partages/Partager ma bibliothèque
(je ne traiterais pas Airplay ici)

Tout marche, plusieurs ordinateurs peuvent désormais profiter de la bibliothèque de chanson.

Maintenant, branchez un iBidule sur un des ordis, et là vous ne pouvez pas synchroniser la musique partagée.
Normal, La musique n’est pas sur l’ordinateur concerné … puisqu’elle est partagée.

Papy Stan vient avec une solution qui va vous faire saigner du nez:

1° Pas difficile

Déplacer la bibliothèque sur un disque dur partagé (la aussi je ne traiterais pas du partage de disque. Cela peut être un serveur, un WHS, un NAS, un PC avec un disque partagé … etc).

Préférence/Avancé
Modifier le chemin de la bibliothèque sur le disque partagé.
Cochez Laisser iTunes organiser le dossier.
Copier dans le dossier iTunes les fichiers ajoutés.
Il faut recommencer la procédure sur tous les ordinateurs que vous voulez voir partager la même bibliothèque.

Et là … ca ne marche pas. Chaque ordinateur vois sa propre bibliothèque et pourtant toute la musique est bien sur le disque partagé.
C’est parce qu’il y a une deuxième étape.

2° Pas trop difficile

Il faut déplacer la bibliothèque XML pour tous les ordinateurs au même endroit (là ou se trouve le contenu media par exemple puisqu’il est déjà partagé)

Sur PC : appuyez sur la touche shift et cliquez sur l’icone iTunes.
Créez une librairie sur le disque partagé ou se trouve le contenu media

Sur Mac : appuyez sur la touche option et cliquez sur l’icone iTunes.
Créez une librairie sur le disque partagé ou se trouve le contenu media

Et il faut recommencer pour chaque ordinateur.

Résultat, si vous ajouter via le PC 1 du contenu dans la librairie, le Mac 2 verra ce contenu après un redémarrage d’iTunes.

La synchro avec un iBidule devient … possible !

le Cloud … Kezako ?

Qu’en dit Wikipédia ?

« Le Cloud computing est un concept de déportation sur des serveurs distants des traitements informatiques traditionnellement localisés sur le poste utilisateur. Bien que l’anglicisme Cloud computing est largement utilisé en français, on rencontre également les francisations « informatique dans le nuage », « informatique en nuage », « informatique dématérialisée », ou encore « infonuagique »[3].

Les utilisateurs ou les entreprises ne sont plus gérants de leurs serveurs informatiques mais peuvent ainsi accéder de manière évolutive à de nombreux services en ligne sans avoir à gérer l’infrastructure sous-jacente, souvent complexe. Les applications et les données ne se trouvent plus sur l’ordinateur local, mais – métaphoriquement parlant – dans un nuage (« cloud ») composé d’un certain nombre de serveurs distants interconnectés au moyen d’une excellente bande passante indispensable à la fluidité du système. L’accès au service se fait par une application standard facilement disponible, la plupart du temps un navigateur Web. » (WIKIPEDIA)

C’est quoi au juste ?

Eh bien, c’est de l’informatique « on demand » (Lotus Live existe depuis … longtemps).

Le Cloud c’est :

  • soit de l’exécution distante d’applications
  • Soit de l’espace de stockage de l’information

Exécution d’application ?

Oui, dans la notion de Cloud, on exécute une application. Elle peut être WEB (comme du PHP ou de l’ASP) soit écrite spécialement pour le Cloud.
Par exemple, pour le Cloud de Microsoft « Azure », il faut écrire son application dans un langage particulier qui diffère de celui utilisé sur Windows.
Il existe aussi des environnements pré-configuré pour utilisation comme les Google App ou Microsoft Office Web Applications. Ce dernier fait bien tourner une version « allégée » de la suite Office dans un navigateur Web (donc sans installation préalable). Il existe aussi des serveurs Exchange en ligne.

Espace de stockage ?

Il s’agit dans le Cloud de stocker des fichiers ou des bases de données. Dans les services plutôt orientés entreprise, il y a Amazon S3 (Simple Storage Service).  Pour une utilisation grand public, on retrouve Dropbox ou Skydrive de Microsoft.

Système d’exploitation en ligne ?

Dans ce cas de figure, on ne parle plus vraiment de Cloud SAUF si le système d’exploitation en ligne est un serveur qui permet de proposer un service Cloud.
Les systèmes d’exploitation en ligne existent. Il s’agit de machine virtuelle dédiée sur lequel est installé un système d’exploitation (plutôt serveur) et qui permet de faire fonctionner des applications dédiées. On parle alors de Virtual Private Server (VPS).
Dans certaines grandes entreprises, on retrouve des « Client léger ». Le système d’exploitation est exécuté par un serveur distant et il devient possible de transformer n’importe quel ordinateur compatible en son propre ordinateur. Le système d’exploitation devient complètement portable en utilisant des technologies de type Citrix.

Et le SaaS dans tout ca ?

Le Software as a service (SaaS) est l’ultime modèle de Cloud, où le fournisseur maintient : les applications, les runtimes, l’intégration SOA, les bases de données, le logiciel serveur, la virtualisation, le matériel serveur, le stockage, les réseaux.
Il n’y a plus qu’a utiliser (ce qui est le cas par exemple pour les Google Apps ou la suite Office en ligne)

Installation de Windows 7 sur un Macbook Air

Bon ok. Sacrilège.

Mais vous savez Windows 7/2008 R2 et moi, c’est une histoire d’amour ! (quoi que je me fais rudement bien à MacOS X … non de Zeus)

En tout cas pour ceux qui veulent installer Windows 7 sur leur MBA (MacBook Air pour les intimes) et sans recraquer sa tirelire pour le lecteur de CD externe … il y a une solution avec clé USB.

1 ° On commence par créer la clé USB.

Téléchargement d’une ISO de Windows 7 ou création d’une ISO à partir de son DVD d’origine (oui ça je n’explique pas comment faire).

Il faut une clé USB de 4 gig.

Télécharger l’utilitaire suivant: Windows USB Tool
– Le démarrer
– Choisir l’iso de Windows 7
– Cliquez sur démarrer suivre les instructions et zou … clé USB bootable avec Windows 7 !

2° Créer une partition bootcamp

Lancer Assistant Boot Camp
Cliquer sur Créer une partition
Choisir la taille de la partition (perso j’ai pris 30 Gig sur mes 128 gig de SSD)
accepter le téléchargement des drivers pour Windows 7 (c’est un long et je vous invite à les glisser sur la clé de 4 gig qui contient Windows 7 dans un dossier nommé driverbootcamp par exemple)

Ne pas redémarrer pour commencer l’installation (le MBA ne trouvera pas la clé pour démarrer l’installation de Windows 7)

3° l’utilitaire astucieux … EFI Boot Menu and Toolkit

Il faut installer cet utilitaire qui va modifier le boot EFI (les Mac n’ont plus de bios mais un EFI) pour vous permettre de booter sur la clé USB.

4° on accepte le redémarrage bootcamp pour installer Windows 7
Il faut cliquer sur option pour voir apparaitre les options de boot.
Choisir rEFIT
Choisir la clé USB

Installer Windows 7 … as usual

Installer les drivers

Et se ruer sur Parallels Desktop (qui n’est pas trop cher) pour faire de la virtualisation sous Mac OS de son Windows 7 bootcamp.
En gros cela permet de choisir au démarrage de la machine de travailler nativement avec Windows 7 ou de travailler virtuellement avec ce même Windows 7 sous Mac OS.

Merci qui ?
😉

le DPI, c’est quoi exactement ?

Ah

On entend et on  lit plein de chose en ce moment sur le Deep Packet Inspection (DPI).

Je voudrais apporter mon petit éclairage sur la question sans ajouter à l’imprécision ambiante.

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Dictée vocale – Dragon Naturally Speaking 11

Et non

Ce n’est pas un article sponsorisé.
J’ai une petite marotte depuis 1995 … la reconnaissance vocale et la reconnaisse optique de caractère.

Comme tout vieux con pionnier de l’informatique grand public, j’ai toujours trouvé magique (voir star trekien) de pouvoir « entrer » de l’analogique dans une machine numérique.

L’OCR, j’en parlerais une autre fois pour mieux me focaliser sur Dragon.
Nous avons été invités par Mediasoft Communications à une présentation des outils Nuances.

Nous avons pu tester en avant-première l’excellente application Dragon pour iPad qui sans être parfaite est tout de même très pratique. Elle permet de dicter une minute de texte maximum. La capture audio est alors envoyée vers les serveurs de Nuance qui se charge de retranscrire la parole en texte et de l’afficher sur les iPhone et iPad.

Nous avons pu tester (et je dois bientôt faire une vidéo de démonstration) le produit Dragon Naturally Speaking 11. Etant plutôt familier du produit, j’ai laissé Damien (qui en Mac Fan Boy qui se respecte n’avait jamais testé) faire le test.

Après quelques 5 minutes d’apprentissage (c’est-à-dire lire un texte sur la reconnaissance vocale), Damien, avec son petit accent chantant, a pu commencer à dicter. Et là, c’est le bluff. Un taux de reconnaissance très élevé (pour aussi peu d’apprentissage).
Nous continuons le test et finalement le programme produit une erreur d’interprétation. L’équipe Nuance présente sur place nous explique alors comment phonétiquement ajouté une empreinte pour ce son d’où l’absence de fautes dans les essais ultérieurs.

Bref, je connaissais bien le produit. J’ai été très impressionné par Dragon 7 et ce n’est qu’avec cette version que je suis de nouveau impressionné par ce produit qui gagne encore en maturité.

Evidemment, ce n’est pas une dactylo et dans un environnement bruyant les résultants sont naturellement « mauvais ».

Reste que si vous êtes tranquille dans un bureau, que vous pouvez parler fort et clair ; ce type d’outil est idéal. Les raccourcis de commande et la nouvelle barre contextuelle de commande font merveille.

Vu le prix d’attaque du logiciel, je ne peux que vivement conseiller les heureux possesseurs de PC de se doter de ce logiciel qui peut rendre de multiple service.

Un test vidéo pour bientôt.

La mutuelle générale, c’est génial LOL

Je vous recommande vivement cette fantastique mutuelle (que mon employeur rend obligatoire et que je ne peux pas changer).

J’ai eu le malheur d’avoir des problèmes de lunette en aout dernier (sur la monture et les verres … loose d’un jour loose toujours).

Ni une ni deux, je vais chez mon opticien qui me passe les lunettes en bris (normal plus de verre gauche).

Pour une fois, je ne suis pas pris en charge au tiers payant.

Je renvois donc la facture de l’opticien à ma mutuelle qui prend un bon gros mois pour me signaler qu’il n’y a pas la prise en charge de la sécurité sociale.

Bon, ok. Ma faute.

Obéissant, je renvois tous les documents début septembre. Et puis …. Rien.

J’appelle semaine dernière. Les éléments ne sont pas dans le dossier.
Super !!!
On me donne un numéro de fax ou j’ai envoyé un courrier explicatif et les pièces justificatives.

Depuis … rien.

J’appelle aujourd’hui. La personne que j’ai eu au téléphone est d’une amabilité relative pour conclure que je m’exprime mal et qu’elle n’avait pas compris que j’attendais un remboursement (euh … lol. C’est le deuxième mot que j’ai employé avec elle).

Le ton monte (parce qu’elle ne me laisse pas parler) pour finalement me dire qu’un courrier a été envoyé hier. Me demandant encore et toujours les mêmes pièces (du Kafka pur jus).

Les bras m’en tombent. Je ne dis rien et mon téléphone portable coupe. (Oui sur mon lieu de travail je n’ai pas de fixe).

Je rappelle. Je ne reconnais pas mon interlocutrice (c’était la même) qui m’invective en me disant que les conversations sont enregistrées et que je lui ai raccroché à la figure. Sur ce, je lui explique que j’ai un portable et pas de fixe (elle m’accuse presque de le faire exprès … non non ce n’est pas une blague) et je lui rétorque qu’elle est paranoïaque (quelle insulte non ?). Elle me répond alors que je devrais faire attention et qu’elle n’est pas ma copine (sauf que ma copine n’est pas paranoïaque et fais bien son travail).

Tout ça pour dire qu’avec ma mutuelle (que je vous recommande vivement) ça va se terminer en lettre recommandé comminatoire.

PS: ce billet n’est pas diffamatoire (il est factuel) et comme me l’a fait remarquer mon interlocutrice « la conversation est enregistrée »

[VIDEO] Test de la HP Slate : courage, fuyons !

Cette vidéo fait le buzz depuis cette après-midi, il nous était donc évident de vous la relayer avec une petite analyse de bon aloi…

Voici donc la HP Slate. Ou plutôt, ce qu’aurait dû être la HP Slate, celle montrée dans cette superbe publicité peu de temps après l’annonce par Apple de l’iPad :

[youtube AeDalRBjyJo]

Voici pour la vision idéalisée de la « chose ». Maintenant, la réalité. Car cette tablette n’est jamais sortie, et pour cause : HP en arrêta la sortie  peu de temps après son rachat de Palm et de son WebOS.

Une bonne chose ? Oui ! Quand on voit ce que devait être cette tablette sous Windows 7, toute personne qui a déjà utilisé un iPad (ou même un Archos sous Android) ne peut que rigoler en voyant de telles caractéristiques :

– un OS (Windows 7) absolument pas adapté à un format tablette : la preuve qu’il faut arrêter de vouloir faire entrer un PC dans un tel format qui est autre chose qu’un PC portable.

– une lenteur innommable dans la navigation internet (s’y reprendre à 3 fois pour scroller, non merci).

– un clavier complexe et peu ergonomique.

– un bouton CTRL-ALT-SUPPR. Ahahahahahahahahahahahahahahaha (étouffement). Mais je rêve là ou quoi ? Mais qu’est ce que ce truc hérité des pires cauchemars de l’informatique des années 80 ? Un bouton hardware pour tuer un processus qui planterait ? C’est pas idiot, ça souligne surtout l’inadéquation de l’OS (cf point 1) avec une telle machine, et rebuterait le moindre novice en la matière (car les tablettes sont avant tout pour les néophytes, si si).

– Une épaisseur que le design n’arrive pas à gommer.

– Ok quelques bonnes idées : l’appareil photo intégré, le dos en caoutchouc pour éviter qu’elle ne glisse, le port USB ou le lecteur de carte SD.

Quand on voit ce proto, je comprend que les executive de HP ait pris peur. Et je suis certain, à la vue de WebOS qui est excellent, que leur choix de racheter Palm a été une idée fabuleuse. Pourvu qu’ils transforment l’essai. Vite.

[youtube c0IiKaa8v9M]

Google Instant : les enjeux de la recherche prédictive en streaming

Google se recentre sur ce qui a fait sa force : le « search ». L’objectif est d’améliorer la recherche et de faire de Google l’outil de référence pour tous.

Pour cela, jusqu’à présent l’idée était de faire en sorte d’avoir le meilleur algorithme de sélection et de tri de l’information. Désormais, c’est sur le temps que cela se joue : le monde s’accélérant et le Net battant au rythme du « temps réel », faire apparaitre les résultats de twitter ne suffisait plus. Il fallait aller encore plus vite. Comme Si Google lisait dans nos pensée. C’est le principe de Google Instant à essayer ici.

[youtube ElubRNRIUg4]

La recherche instantanée Google, la toute dernière amélioration de notre moteur, vous propose des résultats à chaque nouvelle lettre. Avec cette nouveauté, nous repoussons les limites de la technologie et des infrastructures afin de vous proposer des résultats à la fois plus rapides et plus pertinents. En général, les gens tapent lentement, mais lisent rapidement : on compte en moyenne une pause de 300 millisecondes entre chaque frappe, alors qu’il ne faut que 30 millisecondes (un dixième !) pour jeter un coup d’œil sur une autre partie de la page. Cela signifie donc qu’il est possible de parcourir rapidement une page de résultats tout en continuant à taper.

En clair, gagner du temps, entre 2 et 5 secondes claironne le moteur de recherche. Pour devenir l’outil de référence en mobilité (je pense que Google Instant va devenir incontournable sur mobile car les circonstances d’usages font qu’il faut trouver au plus vite « la » bonne information), et refragmenter des temps de recherche éparses : je vais plus vite, je reste moins longtemps, mais je reviens plus souvent, car je gagne du temps. Une sorte de « longue traine » du Search.

Il ne faut pas confondre Instant avec Google Suggest, apparu en 2008 : ici, l’apparition des résultats se fait de manière prédictive avec en regard la mise à jour en temps réel des résultats de recherche dans la page elle-même. Une sorte de recherche prédictive en streaming.

Instant est compatible avec les navigateurs Chrome, Firefox, Safari et Internet Explorer 8, et disponible pour les internautes localisés aux Etats-Unis mais aussi dans la plupart des pays européens et en Russie.

Des effets de bords nombreux…

Aller plus vite voudrait dire que l’on risque de rester moins longtemps sur la page de recherche, et donc baisser la visibilité et le taux de clic des publicités Adwords.

Bien sur, Google pense que non, ce qui est logique étant donné que la majorité de leurs revenus (24 milliards de dollars…) provient des liens publicitaires. Mais je doute.

Car même si une publicité risque d’être affichée plus souvent, son taux de clic pourrait baisser et donc dégrader son apparition dans les recherches (puisque perçue comme moins pertinente), abaissant mécaniquement son efficacité. Google aurait prévu le coup : si la consultation dure plus de trois secondes le ranking ne serait pas affecté.

Autre effet de bord : la superficialité de la recherche avec une réflexe (totalement humain) de s’en tenir aux résultats de la première car perçue comme les plus instantanément pertinents. Ce qui va faire les affaires des sociétés de SEO… A moins que Google n’affine encore ses règles de référencement pour accroître la rotation des résultats.