[MàJ] Ginger, le Test: quand Netvibes se mue en « TwitterFeed.icio.us ».

netvibes_tariq.jpgTariq (Krim, fondateur de Netvibes) aime jouer avec nos nerfs et maitrise parfaitement l’art du buzz… Les invitations sont délivrées au compte goutte, cherchez bien sur le net (à commencer par Stan&Dam !).

Comme nous sommes beaux joueurs, que We loovvveee Netvibes, et que, de plus, notre éthique de blogueur nous impose de vous informer au plus près de l’actualité chaude que nous pensons pertinente (c’est long comme phrase je sais), voici des vidéos de la bêta privée la plus hype du moment !

En résumé : Ginger « en action », avec une analyse prospective et pédagogique de Stan&Dam en plus 🙂

Le test

Les principales innovations (décrites et analysées ici et par nos soins) tournent autour de l’intégration des réseaux sociaux et du partage d’informations glanées via Netvibes dans ses flux et ceux des widgets premium.

Je stocke et partage mes infos, si je veux

Comme tout média social qui se respecte, Netvibes Ginger intégre désormais un « statut » (à la MSN ou Facebook) qui s’agrège au fil du temps afin de donner lieu à un « Twitter-Mini Feed », et système de partage proche de Del.icio.us (avec bientôt un espace de stockage dénommé « Drive »).

Dans les deux cas les informations agrégées sont partageables en mode privé ou public, fonctionnalité que je trouve très intéressante et plus proche des usages européens (qui aiment à discerner vie publique et vie privée).

La force de Ginger est de pouvoir notifier pour soi ou ses amis en un clin de l’information avec ses amis, en « mettant une étoile » à côté des contenus importants. Cette notation est automatiquement renvoyée dans son fil d’info personnel ou partagé : une manière imparable de créer « du bruit » autour de sujets précis.


Une nouvelle interface, claire et très « aqua »

L’ajout de widgets se fait désormais via une barre horizontale découpant l’écran en deux. Un moteur de recherche permet de trouver de nouveaux widgets, et une preview un disponible avant intégration dans votre page. Les catégories sont bien sur toujours disponibles.


Mes amis, mon univers, mes followers

Enfin, outre les « amis » apparait une nouvelle catégorie (empruntée à Twitter) : les « followers« , autrement dit les gens qui vous suivent, qui regardent ce que vous faites mais ne font pas partie de votre cercle de connaissance.

Un lien de type www.netvibes.com/pseudo et un fil RSS permettent de suivre facilement l’activité de certains univers Netvibes, et d’accéder à des univers personnels partagés (sorte de page perso composée de widgets Netvibes). La notre est www.netvibes.com/stanetdam (en cours de construction).


Ressenti à chaud

En clair, Ginger = Netvibes classic + Twitter + Del.icio.us + MiniFeed, avec une dualité omniprésente « privé/public ».

C’est malin, bien fait, et surtout on peut envisager un développement rapide des univers personnels qui vont se muer peu en peu en MySpace ou Ziki like sur la base de modules proposés par Netvibes mais aussi par d’autres développeurs (les widgets de Netvibes étant « universels », c’est à dire compatibles avec les autres systèmes de widgets).

A terme, j’imagine très bien avoir ce type de page pour montrer en un clin d’oeil ce que je fais, ce que j’aime, ce que je produis… Une sorte de « CV social » (spéciale dédicace à Denis de DigitalThink avec qui j’ai co-inventé le terme ;)) flexible et évolutif à souhaits .

Des regrets ?

Oui : une fois que j’ai découvert un univers, ou bien si je désire communiquer avec un de mes amis, je suis bloqué. Impossible d’entrer en contact, pas de système de communication direct (pour le moment j’imagine). De même, si je met à jour mon statut (qui va alors se rajouter aux autres statuts mis à jour par mes amis), il n’est pas prévu une notification directe de type @stanetdam qui me permettrait de savoir que l’on s’adresse à moi.

L’avenir…

Bref, je prédis à Netvibes Ginger un avenir assez radieux car leur approche est cohérente et évolutive avec l’essence initiale du produit, en privilégiant l’ouverture.

La question de fond reste la rentabilisation de l’ensemble : je reste encore sur ma faim avec les univers de marques, mais les modules premium sont une brèche vers une monétisation probable, encore faut-il vouloir payer pour de l’information, sauf à avoir des fonctions à « valeur ajoutée exclusive ».

Autre piste : avoir un widget de marque peut s’assimiler à de la « pub choisie », et ainsi les widgets de Netvibes deviendront à terme des nouveaux formats de pub.

PS : chez Stan&Dam, nous serions heureux d’avoir l’avis et les réactions de Tariq Krim et de son équipe à cette ouverture officielle. C’est un appel à interview officiel pour une vidéo made in Stan&Dam 😉